Cinema

Carte Blanche à Uri Kranot au Forum des images

12 novembre 2009 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Jusqu’au 6 décembre, le forum des images propose un cycle sur « Tel Aviv » : le paradoxe. Hier,  la figure montante du film d’animation, Uri Kranot, né en 1975, et  actuellement en résidence à l’Institut néerlandais pour films d’animation s’est prêté au jeu de la  carte blanche pour nous présenter les films qui ont influencé son travail et ses productions. Retour sur une carte blanche très pointue et très réussie.

Quand on rencontre Uri Kranot ,la trentaine,  humour noir et fausse désinvolture,  la première étape est d’oublier tout ce qu’on a vu en dessins animés..Ici pas de Mangas ou de Walt Dysney. Uri Kranot nous montre d’abord ses « coups de cœur ». Il nous propose trois séries de films que l’on peut regrouper ainsi : films gores, films en couleur et films sensibles.


Pourquoi le gore ? «  Parce que vous allez aimer ou détester ces films, et si vous les détestez, vous allez les garder, ils vont provoquer une émotion très forte chez vous » Et ça marche, sexe trash, têtes coupées,  cadavres, même en dessin, cela dérange et captive. Pourquoi la couleur ? Pour montrer l’abstraction du travail  de Norman McLaren où le film d’animation comme art visuel. Pourquoi la sensibilité ? Parce qu’Uri Kranot attend un enfant et s’interroge beaucoup en ce moment sur le rôle de père , alors, il a choisi de nous montrer Hilary d’Anthony Hodgson, où un père seul raconte une histoire à son fils pour l’endormir dans un second degré british très drôle car l’histoire détourne les contes de fée.

Dans la deuxième séance de cette carte blanche, Uri Kranot nous présente ses films et d’autres films israéliens. Le cinéma israélien, quelqu’ en soit le type a forcément un sens politique, que ce soit le film :Bitzbutz de Gil Alkabetz qui parle avec humour du kibboutz ou Vekatuv de Tal Gadon  qui met à mal la religion. Le cinéma d’Uri Kranot exalte cette dimension politique du film d’animation Avec sa femme, Michal Pfeffer-Kranot, il a coréalisé plusieurs courts métrages, depuis leur rencontre à l’Académie. Leur dernier film, Le Coeur d’Amos Klein, sélectionné dans de nombreux festivals, raconte à l’aide de flash back et d’images d’archives l’histoire d’Amos Klein qui durant une opération à cœur ouvert, se trouvant entre la vie et la mort, se remémore  les événements significatifs de sa vie. Ces événements correspondent à des moments importants de l’histoire israélienne.  Le film dénonce la route qui a amené à la construction du Mur de séparation entre les israéliens et les palestiniens.

« Tel-Aviv, le paradoxe » au Forum des images, du 4 novembre au 6 décembre, Tarifs : 5 euros la place de cinéma, de 13 à 16 euros pour le concert Boom Pam, entrée libre pour les tables rondes

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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