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Cannes, jour 7 : Villeneuve un peu tiède, Mendoza catastrophe, interviews à la Quinzaine et Barbet Schroeder en soirée…

Cannes, jour 7 : Villeneuve un peu tiède, Mendoza catastrophe, interviews à la Quinzaine et Barbet Schroeder en soirée…

20 mai 2015 | PAR La Rédaction

Journée un peu voilée pour ce 7ème jour de Festival, où les projections, les montées de tapis rouge et les interviews ont continué à battre leur plein.

Tandis que du côté de la compétition officielle, deux d’entre-nous s’ennuyaient un peu devant la belle Emily Blunt prise dans la violence de la traque des cartels de la drogue, avec Sicario de Denis Villeneuve [rating=3] (voir notre article), c’est à la Quinzaine que l’action se passait avec deux interviews de réalisateurs américains et d’une réalisatrice Chinoise. Chloé Zhao présentait en effet son premier long  Songs my Brothers Taught Me à la Quinzaine, produit par Forest Whitaker (interview de la réalisatrice et critique à venir).

Notre réaction à la sortie de Sicario dans la vidéo suivante :

Au Certain regard, on a découvert un jeune réalisateur indien, Neeraj Ghaywan. Avec un film de constat plutôt qu’une oeuvre romanesque, hélas. Masaan, film par ailleurs très bien fait, a commencé fort, mais nous a laissé sur notre faim. Les trajectoires conjuguées de Devi,la jeune fille pauvre piêgée par un policier véreux, et de Deepak, dont l’amoureuse est issue d’une caste plus riche, ont su nous peindre la pénurie qui règne dans certains milieux indiens, et les rapports de force qui s’intensifient….au cours d’une heure et demie un peu longue…

On a pu rattraper notre manque de romanesque avec l’un des plus beaux films de la compétition : Mountains may depart, le nouveau Jia Zhang-ke. Avec tous les atouts pour une Palme d’or : de magnifiques interprètes, des prises de risque, un scénario bien achevé… Et surtout, un fond, un vrai. Soutenu par un vrai regard de réalisateur. Lisez notre critique.

A 14h, le beau film du philippin Brillante Mendoza sur le Typhon Haiyan et ses suites, Taklub, (le piège) était important mais parfois un peu languissant (la moitié de la salle rattrapait sa trop courte nuit). Voir notre article.  [rating=3].

Le réalisateur et fondateur des films du Losange était à l’honneur à la Salle Bunuel et dans la cadre de Cannes Classics. Il venait présenter son nouveau film, Amnésia dont le cadre et le personnage principal de jeune allemand exilé a Ibiza résonne fort avec le deuxième film présenté ce 19 mai : le mythique More (1969), divinement restauré. Rappelant que son film ne faisait pas l’apologie des hippies et a pu, avec son abécédaire de la drogue et la BO des Pink Floyd lancer la vie nocturne d’Ibiza. Schroeder a parlé de son premier film avec tendresse. Rohmerien, sensuel et un peu naïf, More fait toujours son effet hypnotique et n’a pas pris une ride…

A demain pour vous parler de Youth de Paolo Tarrentino, du nouveau Hou San Hsien, et de nouvelles interviews du côté de la quinzaine.

Retrouvez tous nos articles sur le 68ème festival de Cannes dans notre dossier Cannes 2015.

visuels : SG / GN

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