A l'affiche

[Critique] « Transformers 4 L’âge de l’extinction » Long, bruyant, assommant. A éviter

[Critique] « Transformers 4 L’âge de l’extinction » Long, bruyant, assommant. A éviter

18 juillet 2014 | PAR Gilles Herail

Avec Transformers Age of Extinction, Michael Bay nous propose le pire volet de la série. Incroyablement long, pas très drôle, timide dans ses scènes d’action malgré un vacarme permanent, on s’y ennuie profondément en regrettant le charme des deux premiers épisodes. [rating=1].

Pour un bon moment, allez plutôt voir l’hilarante comédie Fast Life de Thomas Ngijoll’excellent Edge of Tomorrow pour profiter d’un film d’action efficace et jubilatoire ou le positif et euphorisant Xenia qui suit l’épopée fantasque de deux frères albanais en Grèce.

Synopsis officiel: Quatre ans après les événements mouvementés de « Transformers : La Face cachée de la Lune », un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie. Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

Michael Bay règne en maître incontesté sur la pyrotechnie crasse hollywoodienne depuis une bonne vingtaine d’années. A peine gêné par Roland Emmerich qui travaille lui sur un domaine différent, plus axé sur le film catastrophe globalisé. Michael Bay a développé un cinéma très codifié. Viriliste en diable, macho et misogyne, baignant dans l’humour gras entre deux explosions tonitruantes et des références patriotiques permanentes. Un univers kitsch qui ne manquait pas de charme dans Bad Boys et les deux premiers Transformers et bien entendu dans son « chef d’oeuvre » The Rock. En ce sens, Transformers 4 est une vraie déception. Michael Bay fait pire que le numéro 3 qui nous avait aussi royalement ennuyé. Le film met 2 heures (littéralement) à démarrer pour proposer quelques scènes de destruction relativement croustillantes où des dinosaures robots interviennent. Avant cela, il faut avaler une heure de relation père-fille sur fond de coucher de soleil texan artificiel. Des sous-intrigues oubliées qui reviennent puis repartent sans aucune logique. Des scènes d’action manquant cruellement d’ampleur, et un humour souvent à côté de la plaque. On attendait un spectacle total et c’est un magma informe et bruyant incroyablement long (près de 3 heures tout de même) qui nous ennuie royalement. Transformers 4 a perdu le charme américain de son premier volet car l’ambition est devenue autre. Accumuler des billets verts dans les pays émergents et notamment en Chine en embauchant des acteurs locaux et en y installant l’intrigue. Michael Bay vaut mieux que ça et on espère le retrouver avec son premier degré naïf et bourrin qui a pu faire son charme.

Transformers 4, un film de science-fiction américain de Michael Bay avec Mark Wahlberg, durée 2h46, sortie le 16 juillet 2014

Visuels et bande-annonce officiels du film.

[Live report] Vanessa Paradis, The Black Keys et FAUVE aux Vieilles Charrues
Aurélie Filippetti a annoncé un « pacte culturel » entre l’État et les collectivités territoriales
Gilles Herail

3 thoughts on “[Critique] « Transformers 4 L’âge de l’extinction » Long, bruyant, assommant. A éviter”

Commentaire(s)

  • fabi1

    Bonne surprise avec franchise et la franchise!

    enfin des acteurs qui tiennent la route!
    enfin un scénario qui change!
    enfin un respect complet des références, du comics…
    enfin un film moins ado et plus sérieux.

    le réalisateur met le paquet sur la mise en scène et les effets spéciaux au point qu’il met derrière non seulement tous ses propres films passés mais les autres productions d’action et/ou de science fiction!
    En SF ces derniers temps on avait tendance à s’endormir avec en particulier de l’acteur sauveur du monde de moins en moins crédible qui fout toutes les franchises en l’air depuis mission impossible, on ne voit plus que lui à l’écran jusqu’à la nausée…

    Là non, on ne voit pas le temps passer, chaque acteur a son moment de gloire, ses scènes, y compris les robots!!!

    juillet 18, 2014 at 20 h 22 min
  • Jean

    C’est étonnant…A chaque fois qu’un journaliste trouve un film mauvais, les spectacteurs eux..se précipitent en masse pour le voir.
    Prenons pour exemple les films du festival du Cannes adulés par les médias et autres consorts….mais dont personne va voir en salles

    juillet 18, 2014 at 22 h 30 min

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *