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Transformers 3: les gros sabots de Michael Bay dans un ultime épisode laborieux

Transformers 3: les gros sabots de Michael Bay dans un ultime épisode laborieux

29 juin 2011 | PAR Gilles Herail

Beaucoup trop long et maladroit dans sa dramaturgie, Transformers n’est ni gentiment divertissant ni véritablement épique. La bataille finale impressionnante arrive un peu tard pour sortir le spectateur de son ennui. Sans intérêt.

Synopsis officiel: un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre. Une guerre d’une telle ampleur que l’aide des Transformers pourrait, cette fois, ne pas suffire à nous sauver.

Inutile de revenir éternellement sur le patriotisme exacerbé et le machisme primaire de l’univers de Michael Bay: reconnaissons lui au moins le mérite de la constance. C’est paradoxalement dans son cœur de métier, ce qu’il sait le mieux faire, que le réalisateur tant décrié déçoit. Transformers 2 était stupide mais son humour régressif à côté de la plaque et son gigantisme bruyant avaient un certain charme. Transformers 3 a la mauvaise idée de se prendre parfois au sérieux, mais jamais au bon moment. La véritable action commence au bout d’une longue heure et demie qui met en place une trame beaucoup trop brouillonne pour convaincre. Beaucoup de parlote, des sous intrigues à peine esquissées et de multiples personnages secondaires vite oubliés. Michael Bay semble vouloir complexifier son intrigue en intégrant la mythologie des Transformers dans des évènements historiques. Pas crédible une seconde, cette démarche peine perdue handicape fortement le rythme du film qui ne tire pas partie de nombreuses bonnes idées contrairement au très intelligent Xmen First Class sorti récemment.

Bay n’est ni Cameron ni Spielberg et le bourrineur le plus célèbre d’Hollywood n’est bon que dans son secteur: l’héroïsme viril et les combats spectaculaires sur fond de cliquetis stridents. Quand les décombres de Chicago deviennent un vaste terrain de jeu pour la caméra tournoyante du réalisateur, la 3D trouve enfin une certaine utilité et le spectateur sort doucement de sa torpeur. Bay désamorce malheureusement par un humour toujours mal placé les émotions primaires que l’on pourrait éprouver. Cette dernière heure spectaculaire arrive de toute façon trop tard. La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf a accouché d’une souris. Michael Bay réussit l’exploit d’accumuler beaucoup de bruit en laissant son audience à moitié endormie. Même pas très fun.

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Gilles Herail

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