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[Critique] du film « Deepwater » Mark Wahlberg dans l’enfer d’une catastrophe pétrolière

[Critique] du film « Deepwater » Mark Wahlberg dans l’enfer d’une catastrophe pétrolière

16 octobre 2016 | PAR Gilles Herail

Deepwater n’a pas connu le succès aux  Etats-Unis malgré des critiques enthousiastes, inhabituelles pour ce genre de production. Mark Wahlberg incarne un héros quotidien charismatique plongé dans l’enfer de la plus grande catastrophe pétrolière de l’histoire. Un suspens d’action très respectable réalisé par un Peter Berg en forme. Notre critique.

[rating=3]

Extraits du synopsis officiel : D’après l’incroyable histoire vraie de la plus grande catastrophe pétrolière de l’histoire. La plateforme Deepwater Horizon tourne non-stop pour tirer profit des 800 millions de litres de pétrole présents dans les profondeurs du golfe du Mexique. Tous se méfient de la société locataire de la plateforme dirigée par Donald Vidrine, qui ne pense qu’à son bénéfice. Lorsque cette société décide contre l’avis des techniciens de la déplacer trop rapidement, il sont loin de se douter que les 5 millions de barils sous leurs pieds sont prêts à exploser.

La catastrophe de Deepwater Horizon fait partie des désastres écologiques les plus dramatiques de ces dix dernières années. Un déferlement de pétrole libéré en mer que les autorités ont mis plusieurs semaines à contenir, provoquant une marée noire aux effets dévastateurs (qui se font toujours ressentir). Deepwater délaisse l’angle environnemental (rappelé pendant le générique) pour se concentrer sur le drame humain et les 11 morts décomptés parmi les employés de la plateforme. En mettant directement en cause la responsabilité de la société pétrolière exploitant le site, qui aurait pu éviter la catastrophe en respectant les règles de sécurité.

Mark Wahlberg incarne un héros américain traditionnel, bon gars solide et courageux, qui va tenter de sauver sa peu et celle des autre en faisant preuve d’un sang froid hors du commun. Un personnage sans failles qui provoque pourtant l’empathie, grâce à des séquences introductives attachantes avec sa femme et sa petite file. La première moitié du film en rajoute dans le bavardage scientifique mais maitrise ses indices et ses alertes pour préparer le spectateur à la catastrophe qui s’annonce. La tension montre petit à petit, alors que la pression s’élève, les écrous sautent, et que l’or noir peut jaillir à tout moment, sous sa forme la plus violente.

La scène finale fait partie des moments les plus spectaculaires du cinéma hollywoodien cette année. Peter Berg a su utiliser le caractère à la fois fascinant et cauchemardesque de cette machine infernale qui va périr sous les flammes. Un montre mécanique en feu, perdu au milieu de l’océan accouchant d’une marée noire sans précédent. Deepwater capte le poisseux du pétrole, la beauté macabre des explosions, la faiblesse de l’homme face à la nature qui reprend ses droits. Les enjeux politiques et écologiques d’un moment sombre de l’industrie pétrolière américaine sont à peine esquissés (voir l’artice du Monde sur la responsabilité de BP). Mais on ferme finalement les yeux sur le patriotisme béat et l’héroïsme macho pour apprécier l’efficacité d’un film catastrophe anxiogène qui remplit parfaitement son cahier des charges.

Gilles Hérail

Deepwater, un film catastrophe américain de Peter Berg avec Marc Wahlberg et Kate Hudson, durée 1h47, sortie le 12 octobre 2016

Visuels : © affiche et bande-annonce officielles du film
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Gilles Herail

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