Politique culturelle

La 18e Nuit Blanche sera une déambulation ou ne sera pas

La 18e Nuit Blanche sera une déambulation ou ne sera pas

19 juin 2019 | PAR Philippine Renon

Plusieurs parades dans la ville, des artistes en balade, une grande traversée de Paris et un vélodrome sur le périph’… Voilà les grandes lignes de la 18e Nuit Blanche, dévoilées ce matin en conférence de presse par l’équipe artistique de cette édition 2019.

Dans la nuit du 5 octobre prochain, Paris va fuser sous la direction artistique de Didier Fusillier. Metteur en scène et ancien directeur de lille3000, il est épaulé cette année par les conseils du critique d’art aux Inrockuptibles et commissaire d’expositions, Jean-Max Colard. Avec pour ambition de mieux comprendre la métropole parisienne et les défis de son époque, tous deux sont partis d’un concept développé dans Macbeth, « faire marcher la forêt », déploie Didier Fusillier. Et cette année, la forêt, ce sont les parisiens, les artistes et tous les acteurs qui feront de cette Nuit Blanche 2019 une fourmilière de surprises. 

Même s’il faut s’attendre à apercevoir des dromadaires dans la ville ou de gigantesques gonflables d’Annette Messager portées par des chevaux, la plus grande audace (connue à ce jour) est peut-être l’invasion du périphérique par une horde de cyclistes. Entrés par la Porte de Pantin à dos de vélos aux roues fluorescentes, les coureurs pourront faire la boucle entre la Porte de la Villette et la Porte des Lilas, de nuit ; à condition de s’être préalablement inscrit sur les plateformes de la Ville de Paris, qui ouvriront le 1er juillet. Ce « Vélodrome » a vocation de « ne pas laisser Paris s’enfermer dans son périph’ », éclaire Christophe Girard, adjoint à la culture de la Mairie de Paris.

En long, en large et en travers

La déambulation est au cœur de cette édition. Sous forme de « Parade », les visiteurs sont invités, dès 14h, à une exposition en plein air entre le Petit et le Grand Palais. Avant leur départ sur les boulevards, les plateformes seront présentés comme dans une exposition monumentale. Et comme il en rêvait, Daniel Buren, fera se promener, de Concorde à Bastille, un « tableau de Paris » par un système de miroir géant surplombé d’éclairages façon bateau-mouche. Le plasticien camerounais Pascale Marthine Tayou s’entourera d’une « Armée cinglée », dix musiciens venus tout droit de son pays d’origine, et ainsi compléter la métaphore shakespearienne.

Plusieurs « artistes promeneurs » investirons l’espace urbain, toujours dans l’esprit qui ne veut surtout pas faire de Nuit Blanche « une manifestation seulement parisienne », selon l’adjoint. Ainsi, Raphaëlle de Groot engagera une marche-performative et des ateliers à Clichy-sous-Bois, une semaine avant l’événement pour terminer dans la nuit du 5 octobre prochain.

Et le clou du spectacle sera sportif. Les joggeurs investiront sans faire la queue les monuments phares de la ville, habituellement envahi par les groupes intarissables de visiteurs charriés par le tourisme. Les heureux inscrits seront délestés de leurs sacs et de contrôles à l’entrée, à condition de porter un dossard (le précieux sésame pour rentrer sans encombres). Ils pourront découvrir, en avant-première des expositions et bénéficier de l’exclusivité des lieux iconiques de la culture dans la ville.

 

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Visuels : © Philippine Renon / Affiche officielle graphisme © Des Signes

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