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L’interview confinée de Marie-Flore : « C’étaient mes premiers festivals annoncés, je suis déçue de ne pas pouvoir les faire »

L’interview confinée de Marie-Flore : « C’étaient mes premiers festivals annoncés, je suis déçue de ne pas pouvoir les faire »

17 avril 2020 | PAR Yaël Hirsch

En avril, Marie-Flore et sa voix grave devaient enchaîner le Festival Musique et Culture de Colmar, le Printemps de Bourges et La Cigale (date repoussée au 28 septembre). La chanteuse qui a sorti son album Braquage (Label 6&7) à l’automne, avec 12 titres spleenétiques qui aident à surmonter une rupture. Elle nous livre ici une interview confinée où l’on sent l’impatience de remonter sur scène.

Comment allez-vous ?
Ca va, merci ! J’essaie de prendre cette « pause » positivement, en m’occupant, en lisant beaucoup la presse, en chantant, et puis, je pense surtout aux personnes touchées et qui se battent tous les jours…

Est ce que vous sortez encore un peu ou bien êtes vous totalement enfermée?
Je ne sors pas vraiment, à part pour faire les courses ! Je suis sortie quatre fois en un mois, c’est dire ! Même si on pourrait croire qu’un Paris vide est assez romantique, en réalité je trouve ça plutôt glauque. Il me tarde de retrouver les gens, la vie, la fête.

Quelles sont vos routines culturelles pour faire descendre l’angoisse ?
Haha. Je suis une grande angoissée. Pour faire redescendre la pression je dirais une seule solution : La respiration ! Je passe aussi énormément de temps à ma fenêtre… Une façon comme une autre d’être dehors tout en restant dedans.

Comment votre pratique vous aide t’elle en ce moment? Quels projets ont été repoussés ? A quand ?
Disons qu’être musicien a cet avantage-là que nous pouvons nous « occuper » en composant à la maison, mais il est vrai que toute la partie concerts a été repoussée ou annulée… Ça m’inquiète pour tout notre secteur, et puis plus personnellement, c’étaient mes premiers festivals annoncés, donc je suis super déçue de ne pas pouvoir les faire. Etre sur scène est tellement bon. Pour l’instant tout est très flou ! Impossible de réellement se projeter ! Le point positif est que nous avons le temps, pour écrire un prochain disque, nous nourrir, nous élever en lisant. Mais je ne sais pas si l’atmosphère générale est très propice à la création en ce moment !

Jouez vous pour un public sur le web en ce moment ? Quels sont les retours ?
J’ai enregistré une version piano – voix de C’est si bon, un titre inédit, que j’ai partagé sur Facebook et Instagram. Les retours ont été supers, nombreux, touchants. Ça fait du bien de garder un lien avec les gens via les réseaux, de se rendre compte qu’en musique on les aide à notre petit niveau.

Est ce que ce temps révèle quelques plaisirs coupables ?
Haha ! Certainement, mais pas ceux que vous croyez ;) Je dirais que mes plaisirs principaux se cantonnent à… beaucoup manger ! Un peu trop boire, aussi, et fumer ! Le reste… On en reparle le 11 Mai.

visuel : photo de l’artiste.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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