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Le mythe B.B a fêté ses 80 ans

Le mythe B.B a fêté ses 80 ans

29 septembre 2014 | PAR Megane Mahieu

Le 28 septembre dernier, Brigitte Bardot a soufflé ses 80 bougies, en petit comité à La Madrague. Retour sur le parcours de l’icône. 

La semaine dernière, à l’occasion de l’émission « Un jour, un destin » sur France 2, nous avons redécouvert le visage de Bardot. C’était celui d’un mythe vieillissant, de profil, conformément aux consignes qu’elle avait donné au journaliste et son équipe. L’émission revenait de manière linéaire sur le parcours de la jeune femme, du vilain petit canard brimé par ses parents bourgeois à la jeune danseuse, qui par sa grâce et sa beauté naissante a vite su séduire les réalisateurs, son mari Roger Vadim en premier lieu.

Comme un chat, Bardot a eu plusieurs vies qu’on ne se lasse pas de raconter, comme un conte populaire dont on ne connait pas encore le dénouement. Roger Vadim, qui l’a connu alors qu’elle n’avait que 15 ans, décèle en elle cette puissance sensuelle. Il la consacre en 1956 avec Et dieu créa…la femme, un rôle qui la cristallise sex-symbol. Son franc-parler, sa moue boudeuse, son phrasé cajoleur et sa chevelure d’or l’inscrivent très rapidement au panthéon des icônes féminines, à l’instar de Marilyn Monroe. Comme l’actrice de Certains l’aiment chaud, B.B souffre rapidement d’une médiatisation obsessionnelle, l’enfermant dans une prison dorée qu’elle quitta définitivement en 1973 en cessant d’apparaître au cinéma et à la télévision. Ses fameux amours bien souvent adultérins lui valurent pendant des décennies les gros titres des journaux, de Jean-Louis Trintignant à Sami Frey en passant par Serge Gainsbourg qui lui offra en 1968 la plus belle mais aussi la plus désespérée déclaration d’amour qu’il soit :

Brigitte Bardot compte dans sa filmographie des œuvres majeures comme La Vérité de Henri-Georges Clouzot où elle excelle en femme meurtrie d’amour, son rôle le plus dur et le plus marquant, ou encore Le Mépris de Godard et Vivà Maria de Louis Malle avec Jeanne Moreau.

Par ses rôles, mais aussi ses propos et ses engagements, Brigitte Bardot a construit un mythe, participant à l’émancipation de la femme alors même qu’une majeure partie de la gente féminine dans les années 50-60 s’horripilait de l’insolente liberté de l’actrice . Adulée ou détestée, Bardot a eu au moins pour mérite d’aller, frondeuse, au bout de ses choix. Sa lutte pour la cause animale en est la plus noble démonstration.

Dans l’interview inédite en fin d’émission « Un jour, un destin », Bardot revient sur certains souvenirs, ses choix sans aucun regrets, et relance ses propos tendance Front National. Nous, ce n’est pas ainsi que  nous aimons nous rappeler B.B, mais plutôt nue sur le ventre, demandant avec malice à Michel Piccoli sur une composition de Delerue « tu vois mon derrière dans la glace? Tu les trouve jolies mes fesses ? »

Visuels : ©allocine, wikipedia

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Megane Mahieu

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