Chronique du Festival de flamenco à Mont-de-Marsan

5 juillet 2016 Par Florence Prunier | 0 commentaires

Arte Flamenco ouvre aujourd’hui même sa 28ème édition du festival pour une semaine qui sera autant transmission que partage de l’art andalou.

Le Festival s’ouvre, comme chaque année, et ce, depuis 27 ans, dans la charmante ville de la Nouvelle-Aquitaine, Mont-de-Marsan, au Musée Despiau-Wlérick. Le photographe Javier Caro y expose les plus grands qui ont déjà participé au festival, dans des décors à la fois romantiques et surréalistes. C’est donc entouré de ces figures du flamenco qu’est lancé le festival de cette année, devenu un incontournable pour les amateurs comme pour les professionnels de la danse née en Andalousie. En collaboration avec Arte Flamenco, la Junta de Andalucia organise l’évènement dont le budget consacré par la région s’élève à 1,4 million d’euros.

Après présentations et remerciements, le festival prend son véritable envol avec le très attendu spectacle de Sara Baras, danseuse de renommée internationale, qui présente Voces, crée à Paris en 2014, accompagnée par sept autres danseurs, dont José Serrano, son compagnon.

On sort de ce spectacle abasourdi tant il a une capacité à captiver. En effet, il joue de toutes les émotions, il ne vous laisse pas au repos. C’est sans doute la perle du spectacle, Sara Baras, qui fait le mieux varier les tons. Par le visage tout d’abord, elle sait exprimer une grande tendresse et un profond respect quand elle rend hommage à ses pères du flamenco, Paco de LucíaAntonio GadesCamarón de La Isla, Enrique Morente et Moraito, représentés sur six panneaux en noir et blanc. Puis elle se fait espiègle, joueuse par les variations de rythme de la musique. Si son visage présente un demi-sourire, ce sont surtout les mains, par des claquements, et les pieds avec le zapateado, qui font monter la tension. On sent la danseuse prendre un malin plaisir à faire claquer ses pieds, avec une force et une vitesse fulgurante, puis à faire entendre un silence, pour mieux reprendre après. De toutes ces modulations, on en retient que Sara Baras sait sublimer l’énergie incroyable qu’elle dégage pour nous fasciner. Du jeu des lumières aux envolés de sa robe: tout autour d’elle converge pour participer à cette fascination.

Voces s’est terminé sous un tonnerre d’applaudissements, des mains comme des pieds, et par une ovation presque complète de la salle subjuguée.

 Visuel: Photographies Javier Caro.


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