Mode
Ulyana Sergeenko s’inspire des années 50 pour exacerber la féminité

Ulyana Sergeenko s’inspire des années 50 pour exacerber la féminité

15 juillet 2020 | PAR Cloe Assire

C’est au cours de la Fashion Week Haute Couture Online que la créatrice russe Ulyana Sergeenko a présenté sa collection automne-hiver 2020/2021 dans un court-métrage alternant couleurs et noir et blanc pendant 6 min 31. Divisée en trois chapitres, cette vidéo rend hommage à l’artisanat et au processus créatif mis en place par la marque avant de mettre en scène les silhouettes proposées pour une saison prochaine placée sous le signe du glamour.

Filiation

Née à Ust-Kamenogorsk au Kazakhstan dans une famille d’universitaires, Ulyana Sergeenko  devient mannequin à seulement 17 ans. Fortement inspirée par les goûts de sa grand-mère, elle fonde sa marque éponyme en 2011 à Moscou avant de devenir, un an plus tard, la première créatrice russe à acquérir l’honneur de devenir membre invité de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode. L’histoire de la Russie et son enfance soviétique sont les deux autres sources dans lesquelles elle puise régulièrement ; cette collection ne fait pas exception en revisitant le style iconique des fifties.

Artisanat

Pour cela, Ulyana Sergeenko fait le choix – dans un premier temps – de rendre hommage à 150 ans de savoir-faire artisanal en se penchant sur l’élaboration de délicates broderies que l’on découvrira plus tard sur les silhouettes prévues pour l’hiver prochain. Rien de tel pour valoriser l’ADN russe, son appartenance à un pays, à une histoire pour qui la créatrice a joué un rôle important en remettant ces techniques traditionnelles au goût du jour pour les faire perdurer. Vint ensuite le moment de découvrir les ateliers, les shootings photos, le stylisme, les croquis, les moodboards qui furent nécessaires à la conception des vêtements que l’on admire ensuite démultipliés sur fond noir. La campagne russe est également mise à l’honneur comme issue de publicités vintage ce qui n’a rien d’anodin, l’inspiration principale de cette collection provenant de femmes iconiques des années 50 à l’image de Marina Vlady, Grace Kelly, Marilyn Monroe, Elizabeth Taylor ou encore Audrey Hepburn.

Fiftie’s

La femme post-covid se voit ainsi ultra-féminisée à coup de boucles sculptées, de cheveux crantés, de chignons banane et d’un maquillage séducteur revêtant un teint parfait, des lèvres nude et des yeux charbonneux. En somme, le parfait cliché pour identifier une femme fatale. En effet, les fifties marquent un important retour de la féminité dans ce contexte d’après-guerre. Il se pourrait donc qu’Ulyana Sergeenko ait cherché à réintroduire une dose de glamour à celles qui se seraient laissées aller pendant le confinement. Pour cela, la créatrice russe utilise moult dentelles et broderies surmontées de cols claudine enfantins. Les hauts sont près du corps, les jupes longues bien souvent évasées ou suivant le fameux modèle crayon. Les gants et les imposantes lunettes de soleil sont aussi de sortie pour achever cette panoplie d’un autre temps entrant en écho avec l’envie de certaines de se remettre sur leur 31. En somme, une collection Haute Couture adaptée à la clientèle de la maison ayant profité de la vidéo pour rappeler le savoir-faire russe et leurs sources d’inspiration.

Crédits : photos fournies par le service presse d’Ulyana Sergeenko

 

 

L’agenda cinéma de la semaine du 15 juillet
Viola Davis par Dario Carlmese : la Une historique et engagé du dernier Vanity Fair
Cloe Assire

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *