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Les broderies de verre soufflé de Stéphane Rolland nous séduisent

Les broderies de verre soufflé de Stéphane Rolland nous séduisent

04 août 2020 | PAR Cloe Assire

Le vêtement est un langage qui exprime l’air du temps et la personnalité de celle qui le porte. Une définition bien connue du couturier Stéphane Rolland qui mit un point d’honneur à la rendre tangible dans sa présentation vidéo pour pallier l’absence de défilé au cours de la Haute Couture Online. Retour sur cette collection automne-hiver 2020/2021 mêlant épure et mouvement, le tout chargé d’une ambiance seventies.

Nieves Alvarez, l’une des muses de Stéphane Rolland, présente une à une chacune des 11 silhouettes imaginées par le couturier, dont la traditionnelle et tant attendue robe de mariée pour le final. A la fois mère, star, femme-enfant, cette femme ambivalente ouvre depuis des années les défilés du couturier. Cette fois-ci, elle apparaît dans un décor blanc immaculé, celui d’un studio parisien qui n’est pas sans rappeler le plateau de l’émission télévisée « Discorama » diffusée jusqu’en 1975. « Dim Dam Dom » aurait également inspiré la maison pour l’ambiance 70’s transparaissant dans le court-métrage. On pourrait d’ailleurs qualifier de solennelle la présentation des looks, décrits en français puis en anglais, sur fond de musique classique.

La collection prend la forme d’un cocon, protecteur et enveloppant le corps de Nieves Alvarez. Dans l’épure des constructions rondes et sensuelles se cachent des découpes savantes, ovoïdes et cinétiques comme on peut le voir au travers d’un hublot de polyuréthane fumé. Le mouvement naît de textiles fluides comme la crêpe de mousse ou encore l’organza tandis que les vêtements amples se succèdent : robe-poncho, combinaisons Sarouel, gilet à capuche, robe-cape ou cape-manteau effleurent délicatement des jambes gainées de noir. Notre coup de cœur n’est autre qu’une robe fourreau en stretch noir agrémentée d’une cascade d’arabesques de gazar encre, agrémentée d’une broderie « caviar et diamants ». Ainsi, de l’épure naît l’opulence. Une opulence marquée par un essaim de broderies réinterprétant des diadèmes anciens en collaboration avec des souffleurs de verre qui ont cherché à reproduire des pierres précieuses ou semi-précieuses. Diadème de citrines pour une toge et son bisht de crêpe jaune soleil. Une tiare de verre soufflé émeraude pour rehausser la pureté d’une mousseline blanche. Couronne de topazes pour orner le buste d’une robe enroulée en crêpe satin caramel… Ainsi naît le prochain hiver. Beau, fort et lumineux, reflet d’une personnalité construite, d’un corps libre de ses mouvements les plus amples. Une femme reine.

Crédits : DM MEDIA PR pour Stéphane Rolland

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