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« Ohlala », le Uber de la prostitution testé en Allemagne

« Ohlala », le Uber de la prostitution testé en Allemagne

27 août 2015 | PAR Elodie Schwartz

Lancé par Pia Poppenreiter (nom d’emprunt), Ohlala a pour but de mettre en relation des hommes et femmes souhaitant monnayer leur corps. Une application pour le moment testée à Berlin qui risque de faire couler beaucoup d’encre (mais pas que)…

L’application Uber est source d’inspiration pour beaucoup. Après le service « hôtelier » lancé par AirBnb, une star-up berlinoise, dirigée par Pia Poppenreiter, a elle aussi décidé de créer une application au concept pour le moins dérangeant. Comme le révèle L’Express, il s’agit d’une application web de géolocalisation (dont la sortie sur mobile est prévue) entendant « faciliter les relations sexuelles tarifées entre particuliers, à des prix négociés de gré à gré. » Aussi le principe est simple : après s’être enregistrés, les utilisateurs entrent leurs informations personnelles et inscrivent la date, l’heure et l’endroit où ils/elles souhaitent passer du bon temps. Ensuite, ils discutent du prix.

« Laisser le choix aux femmes de monnayer leurs charmes »

1Ohlala va au delà des applications de rencontre telles que Tinder ou Bumble. Interrogée par le site américain TechCrunch, Pia Poppenreiter explique en effet qu’ici « l’idée est de laisser le choix aux femmes de monnayer leurs charmes tout en éliminant les intermédiaires potentiels, les obligations d’agenda et tous les autres risques et contraintes avec lesquels une Escort doit composer ». Cela peut donc très bien aller de la compagnie lors d’un dîner à une nuit au lit, précise 20 Minutes. Le tout est que les utilisateurs doivent se mettre d’accord en amont par le biais de Ohlala, seul intermédiaire.

Côté anonymat, Pia Poppenreiter a assuré que les « prestataires » n’auraient plus à se soucier de leur image car ils/elles n’auraient plus besoin d’un profil public pour attirer le/la client(e). En revanche, en ce qui concerne la protection des données personnelles, Ohlala ne disposerait pas encore d’un système permettant la totale protection de ces dernières.

Un concept transposable en France ?

Comme le précise Ouest-France, Pia Poppenreiter souhaiterait que son application, actuellement testée en Allemagne, dépasse les frontières. Elle aurait d’ailleurs déposé une demande auprès d’Android et d’Apple afin d’investir un plus grand marché. Mais s’il est vrai qu’outre-Rhin on a une « approche plus pragmatique et qu’on préfère faire les choses de façon organisée plutôt que dans la clandestinité », selon le rédacteur en chef de BFMBusinness, Pierre Kufferman, en France, les choses sont différentes. Pour rappel, en 2014, le site SugerDaddy avait fait l’objet d’une plainte par Action contre le proxénétisme pour proxénétisme en bande organisée. Reste donc à savoir si la créatrice d’Ohlala touche de l’argent et si elle compte exporter son projet en France. Affaire à suivre.

Visuels : ©  Capture d’écran Ohlala.com

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Elodie Schwartz

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