Théâtre
La culture se mobilise pour les victimes du 13 novembre

La culture se mobilise pour les victimes du 13 novembre

27 octobre 2016 | PAR Ophelie Masson

À l’occasion de la commémoration des attentats du 13 novembre, le théâtre Les Feux de la Rampe et DPAE Production lancent une lettre ouverte aux acteurs.actrices du monde culturel afin de faire de cette date un jour de symbole de solidarité avec les victimes. Comme pour montrer l’exemple, les recettes de la pièce de théâtre Djihad jouée ce jour-là seront reversées à l’association de victimes “13onze15“. Cet appel sera-t-il suivi d’effet par d’autres? 

Dans cette lettre largement diffusée auprès de toute personne ayant un lien de près ou de loin avec la culture, DPAE Production et le théâtre Les Feux de la Rampe nous invite à remplir à nouveau les salles de spectacle et à faire la fête, comme un pied de nez au terrorisme. Pour cette action spéciale, les recettes récoltées à l’issue de la représentation de Djihad le dimanche 13 novembre seront reversées à l’association de victimes 13onze15.

Tout est parti d’un petit mot laissé à l’accueil 

Un soir, après la représentation, une victime des attentats laisse un petit mot à l’accueil du théâtre sur un cahier d’écolier. Cette personne a apprécié la pièce, s’est sentie touchée et invite Ismaël Saidi et la production à prendre contact avec l’association de victimes dont elle fait partie. Il s’agit de l’association 13onze15 qui apporte un soutien psychologique aux victimes et leur permet de se réunir pour partager leur expérience, leurs peurs mais aussi leurs espoirs.
C’est donc de cette rencontre que naît l’idée de cette représentation de soutien, le 13 novembre prochain. Contactée par téléphone, l’Association Française des Victimes du Terrorisme approuve cette initiative: « une commémoration est, de fait, un acte culturel ».
Parce que le rire peut parfois aider à panser les blessures, Ismaël Saidi a écrit et mis en scène une pièce de théâtre au ton humoristique, simplement appelée Djihad. Dans cette pièce, nous suivons trois jeunes bruxellois qui décident de partir en guerre sainte, soit disant au nom d’une religion, en réalité poussés par des motivations parfois bien éloignées d’un principe de foi.

Un appel au « mieux vivre-ensemble » 

« C’est à la fois une pièce comique et en même temps il y a beaucoup de drame », nous indique le producteur de la pièce, Hicham Fassi-Fihri. Ascenseur émotionnel garanti donc, pour une pièce déjà jouée près d’une vingtaine de fois à Paris et qui se finit toujours par une standing ovation. Ce dimanche 13 novembre, la représentation sera suivie d’un débat avec le metteur en scène, pendant lequel celui-ci expliquera notamment ses motivations et d’où lui est venue l’idée. « À la fin, les gens ne partent pas, ils veulent rester discuter. On sent que certains ont besoin de parler. Paris est morose depuis quelques mois et revenir dans les salles de spectacle, c’est montrer que les terroristes n’ont pas gagné », conclut le producteur qui admet n’avoir jamais produit une pièce aussi forte en émotion jusqu’alors. 

Infos pratiques 

Prix: de 14 à 28€
Lieu: théâtre Les Feux de la Rampe, 34 rue Richer 75009 Paris
Plus d’infos, réservation :  Théâtre Les Feux de la Rampe
Quand: 13 novembre, 15h / Du jeudi au samedi à 19h45, dimanche à 16h jusqu’à fin décembre

Visuel: © capture écran Théâtre Les Feux de la Rampe / Xavier Cantat

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