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Le verdict du procès des attentats de Charlie Hebdo

Le verdict du procès des attentats de Charlie Hebdo

17 décembre 2020 | PAR Mahaut Adam

La cour d’assises de Paris a rendu, mercredi 16 décembre son délibéré au procès de quatorze complices présumés des auteurs des attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher et l’assassinat de la policière Clarissa Jean-Philippe, à Montrouge. Seul Mohamed Belhoucine, qui a été jugé en son absence, a été condamné à la perpétuité. Des peines de quatre à vingt ans de prison ont été prononcées contre les onze autres accusés présents au procès.

En effet, si les trois terroristes ont été abattus par les forces de l’ordre le 9 janvier 2015 après avoir tué dix-sept personnes, ils n’étaient rien sans les accusés, pour lesquels les avocats généraux ont réclamés des peines allant de cinq ans d’emprisonnement à l’enfermement à vie. L’audience qui a duré trois mois, rythmée par les témoignages des proches des victimes et des survivants, a reconstitué l’enquête ayant conduit les accusés devant les assises, basée principalement sur des relevés téléphoniques et des traces d’ADN, ce qui n’a cependant pas permis d’éclairer toutes les zones d’ombre.

Le seul condamné qui devra donc passer le reste de sa vie en prison (s’il réapparaissait) est Mohamed Belhoucine. Son frère, Medhi, qui a lui aussi disparu, a fait l’objet d’une « extinction de l’action judiciaire », du fait de sa condamnation en janvier dans un autre procès. Deux autres accusés ont été condamné à 30 ans de réclusion : l’épouse d’Amedy Coulibaly, Hayat Boumedienne et Ali Riza Polat, présenté comme le « bras droit » du tueur de l’Hyper Cacher. Pour six des accusés, la cour a abandonné la qualification de « terroristes » car aucune conviction religieuse radicale n’a été établie, mais un lien a été effectué entre les complices Metin Karasular, Michel Catino, Abdelaziz Abbad et Miguel Martinez, reconnus officiellement coupables « d’association de malfaiteurs ».

L’avocat historique du journal de Charlie Hebdo, Richard Malka a souligné l’importance de la liberté d’expression, ajoutant à Franceinfo à la sortie du tribunal « On ne tue pas. On ne menace pas de mort parce que quelqu’un a une idée différente de la vôtre parce qu’il dessine ou parce qu’il enseigne. On ne transforme pas une religion en programme politique parce que nous ne voulons pas vivre sous le joug des dogmes, parce que nous voulons rester libre et vivre ensemble ».

Visuel :©affiche Charlie Hebdo

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Mahaut Adam

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