Théâtre

Quelque part dans cette vie au théâtre Edouard VII

Quelque part dans cette vie au théâtre Edouard VII

26 février 2018 | PAR Sarah Dray

Depuis le 2 février et jusqu’au 13 mai 2018, se joue au Théâtre Edouard VII la pièce Quelque part dans cette vie écrite par Israel Horovitz et adaptée par Jean-Loup Dabadie, qui l’avait également mise en scène dans les années 1990. Sue scène, Emanuelle Devos et Pierre Arditi se donnent superbement la réplique dans cette comédie dramatique à l’histoire un peu poussive .

Jacob Brackish (Pierre Arditi), professeur de musqiue à al retraite, va voir sa vie, désormais tranquille, bousculée par l’arrivée de Kathleen (Emmanuelle Devos), qu’il a embauché pour s’occuper de lui.

Voici l’histoire de la pièce qui se joue chaque soir sur les planches du Théatre Édouard VII. Très vite, on apprend que Kathleen n’a pas postulé innocemment pour être l’aide à domicile du professeur Brackish. Leurs histoires ont été étroitement liées par le passé.

L’intention de départ est louable et pourtant, malgré une superbe prestation des deux comédiens, on a du mal à croire à cette histoire, quelque peu tirée par les cheveux. L’auteur nous attire dans une nébuleuse pas toujours compréhensible ni réaliste.

De nombreuses longueurs amenuisent également l’intérêt qu’on peut porter à l’histoire et aux personnages.

Heureusement, les deux acteurs sont là pour incarner au mieux les personnages. Lui, bougon, autoritaire, aigri, prétentieux : elle, maladroite, empruntée, mais loin d’être innocente et idiote. Plus que la rencontre de deux personnalités, c’est la rencontre de deux mondes et de deux destins tout aussi tragiques que différents.

Mais malgré toute leur volonté, Devos et Arditi, entre lesquels on sent un réel plaisir de jouer ensemble et une émotion certaine, n’arrivent pas à sauver la pièce. l’histoire reste poussive et manque de rythme, même si les répliques sont parfois jouissives. Les amoureux du théâtre et du verbe bien dit, ne manqueront pas de se déplacer s’ils arrivent à passer outre une histoire décevante, sans doute pas à la hauteur de la rencontre de ces deux grands comédiens.

visuels : (c) Emmanuel Murat / Théâtre Edouard VII

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Sarah Dray

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