Théâtre
Phénix Festival : la véritable histoire de « Dionysos » enfin dévoilée !

Phénix Festival : la véritable histoire de « Dionysos » enfin dévoilée !

30 septembre 2020 | PAR Magali Sautreuil

Dimanche 20 septembre 2020, le Phénix Festival s’est clôturé en beauté avec Dionysos, un spectacle imaginé de toutes pièces par les élèves des Ateliers d’Amélie, une école de théâtre parisienne. Depuis sa création en 2018, le projet et l’équipe artistique qui le porte ont bien mûri, tel un bon vin. Et ce sont ses fruits dont le public se délecte aujourd’hui !

Née en 2018 de l’envie d’un groupe d’élèves, fréquentant depuis fort longtemps Les Ateliers d’Amélie, de se confronter à un nouveau public et de découvrir l’expérience du spectacle itinérant, cette pièce a vu le jour dans le Bordelais, une terre de vignobles.

La vigne s’imposa naturellement comme sujet du spectacle et, pour lui rendre grâce à sa juste valeur, seul Dionysos pouvait avoir cette prétention. Malheureusement, depuis l’Antiquité gréco-romaine, de l’eau a coulé sous les ponts et le mythe de ce demi-dieu a peu à peu sombré dans l’oubli. Mais cela était sans compter sur les grands amateurs de vin que sont les artistes ! Et c’est ainsi que les élèves des Ateliers d’Amélie entreprirent de nous conter la véritable histoire de Dionysos sur scène, en seulement soixante dix minutes…

Pour achever leur dessein, 12 comédiens sur scène sont à la manœuvre. Une sacrée équipe ! Mais il n’en fallait pas moins pour incarner la ribambelle d’enfants légitimes et illégitimes que la vigueur de Zeus avait engendré… L’effet de foule rend d’autant plus tangible le problème auquel le monde est confronté : Comment occuper toute cette marmaille pour qu’elle ne fasse pas n’importe quoi ? Si le dieu des dieux n’a cure de cet enjeu, son frère Poséidon, dont le caractère colérique et agressif coupe court à tout débat, et ses sœurs, plus posées, Déméter, la déesse de l’agriculture et des moissons, et Héra, la déesse du mariage et de la famille, qui est aussi, accessoirement, la femme de Zeus, n’hésitent pas à le mettre face à des responsabilités qu’ils auraient bien continué à fuir…     

Le sort de la progéniture de Zeus est décidé par tirage au sort. Si chaque dieu et déesse hérite de titre et de fonction plus ou moins gratifiante, le huitième enfant, qui n’est qu’un demi-dieu, le dénommé Dionysos, tombe sur les fruits rouges… Incompréhension, frustration et colère s’emparent alors de Dionysos qui tentera, tant bien que mal, de gagner la reconnaissance de son père.

Tantôt pestiféré, tantôt objet de la hargne et de la jalousie de ses pairs, tantôt adulé, le moins que l’on puisse dire, c’est que le dieu du vin et de la vigne ne laisse personne indifférent et trouble les esprits. Outre l’amour paternel, il cherche avant tout sa place dans le monde, lui qui est à la fois dieu et humain, lui qui ne veut être qu’accepté et aimé que pour ce qu’il est. Des questionnements dans lesquels chacun de nous pourra se reconnaître…

Pour rendre compte du tumulte qui agite l’Olympe et le domaine des Hommes, l’équipe artistique et technique a misé sur l’énergie folle et la passion qui les animent. Point de costumes d’époque, ni d’impressionnants décors. Les protagonistes sont tous vêtus de noir, avec une écharpe blanche à leur nom. Quant au décor, il se compose de trois bancs, que les comédiens manipulent sur scène afin de créer différents espaces (sentiers de forêt, arbres, taverne, conseil des dieux…). Et cela suffit à créer un univers !

Dionysos, de Robin Laporte, mis en scène par Amélie Parias et Robin Laporte, assistés par Fanny Mougel, interprété par Laura Bouchez, Joséphine Calliès, Agathe Chardon, Violette Grimaud, Thomas Guy, Delphine Lacheteau, Lilou Lefranc, Léonore Lepicard, Inès Manglano, Jean-Nicolas Staut, Maonie Talon, Antoine Werner, présenté dimanche 20 septembre 2020, à Paris, au Studio Hébertot, dans le cadre du Phénix Festival. Durée : 1 h 10.

Retrouvez l’actualité du Studio Hébertot sur son site Internet (ici), sa page Facebook (ici), ses comptes Twitter (ici) et Instagram (ici).

 

Visuel : © Affiche de Philippe Dupouy et photos La Reole.

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Magali Sautreuil
Formée à l'École du Louvre, j'éprouve un amour sans bornes pour le patrimoine culturel. Curieuse de nature et véritable "touche-à-tout", je suis une passionnée qui aimerait embrasser toutes les sphères de la connaissance et toutes les facettes de la Culture. Malgré mon hyperactivité, je n'aurais jamais assez d'une vie pour tout connaître, mais je souhaite néanmoins partager mes découvertes avec vous !

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