Théâtre
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La naïve au Funambule de Montmartre

12 décembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le petit théâtre de la rue des Saules nous convie à rencontrer celle qui est La naïve dans un huit clos d’autant plus familial qu’il est Italien.

Dans une famille assommée par la misère, une femme trop dévouée Anna tient sa tribu à bout de bras. Son mari trop souriant Federico, son père farceur et bientôt son frère ingénu et sa belle sœur aguicheuse s’entassent dans un sordide appartement aux carreaux cassés. C’est sans compter sur les visites et les conseils avisés de la meilleure amie Caterina.

Dans une version triste des Feux de l’amour, les tromperies et les traitrises viennent ajouter du malheur au malheur. Le chômage se fait longue durée et les petits boulots glissent dans le sordide pas vraiment comique.

Les comédiens, trop nombreux pour la scène exiguë du Funambule peinent à offrir un rythme changeant à la pièce. Les événements pourtant mixent la tragédie et l’humour grotesque. Mais l’enchainement se fait dans une monotonie toujours égale et ce, malgré l’énergie et la générosité qu’ils tentent d’offrir.

La pièce de Fabbio Marra vaut par son immersion oppressante dans une famille où il ne fait pas bon naitre.

Visuel (c) Laurent Rodes

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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