Opéra
Volontarisme, solidarité et adaptabilité au programme des opéras pour l’ « après » Covid

Volontarisme, solidarité et adaptabilité au programme des opéras pour l’ « après » Covid

09 juin 2020 | PAR Paul Fourier

Alors que l’on semble sortir progressivement de l’épidémie et que l’on tire le bilan de la période de confinement, des directions d’opéras et de récitals nous exposent leurs intentions. En avant toute !

Nous avons interrogé Richard Plaza (« Les Instants lyriques » de l’Eléphant Paname), Sophie Houlbrèque (Opéra Comique), Jean-Louis Grinda (Opéra de Monte-Carlo et Chorégies d’Orange), Maurice Xiberras (Opéra de Marseille), Matthieu Rietzler (Opéra de Rennes), Claire Roserot de Melin et Marie Déqué (Capitole de Toulouse) et Stefano Mazzonis de Pralafera (Opéra Royal de Wallonie). Tous sont déterminés et se préparent à être prêts à assurer – même avec un peu de retard – une rentrée lyrique de qualité.

Des fourmis dans les jambes

Alors que l’ensemble de nos interlocuteurs rappelle que la période dont nous sortons n’a pas été facile, elle ne fut pas, pour autant, stérile. Les perspectives commencent à se préciser et tous se projettent dans « l’après ». Jean-Louis Grinda s’affirme « combatif pour que tout reprenne rapidement son cours normal » même s’il pense que « la rentrée peut néanmoins faire l’objet de réticences, tant que le risque d’une deuxième vague dont on ne connaît ni le moment ni l’ampleur, ne sera pas clairement évacué. ». Richard Plaza nous dit « On doit aller de l’avant », Maurice Xiberras et son équipe sont « en ordre de marche », Matthieu Rietzler et la sienne « ont des fourmis dans les jambes ».

Si l’on regarde en arrière, les annulations furent douloureuses. Maurice Xiberras nous confie que ce fut un crève-cœur de ne pas avoir pu présenter, à Marseille, l’Adrienne Lecouvreur avec Ermonela Jaho et Sébastien Guèze qui s’annonçait grandiose. L’équipe de l’Opéra Comique quant à elle, a dû démonter le décor colossal de Macbeth Underworld, alors même qu’aucune représentation n’a eu lieu !

Mais les regards sont désormais tournés vers l’avenir. Au-delà des incertitudes sur l’évolution de l’épidémie, ce sont bien sûr les inquiétudes sur les conditions de réouverture qui freinent encore un peu les ardeurs et l’on presse le gouvernement français de clarifier ses annonces, au plus vite, et de réduire les dispositions contraignantes actuellement prévues. D’autant que quelques déclarations ont provoqué la colère, comme les annonces sur la réouverture du Puy-du-Fou restées en travers de la gorge de la plupart de nos interlocuteurs, également sidérés par la sollicitation d’artistes pour réaliser des actions culturelles, comme si cela n’était déjà pas dans les pratiques. L’incompréhension demeure sur le traitement différent réservé aux transports (sans distanciation) et aux salles de spectacles. Du côté de la Belgique, Stefano Mazzonis, échaudé par l’avis des experts auto-proclamés qui s’expriment de-ci de-là, attend lui aussi les décisions du gouvernement pour s’y conformer.

Une attention toute particulière portée aux artistes

De nombreuses tribunes et de nombreux articles ont décrit la situation extrêmement difficile rencontrée par les artistes du spectacle vivant durant cette  période. Certes, souligne Jean-Louis Grinda, « les intermittents sont désormais protégés jusqu’au 31 août 2021, mais tout le monde ne bénéficie pas de ce régime, notamment les artistes lyriques dont la carrière se déroule principalement à l’étranger. » Comme l’a énoncé Richard Plaza, « Il n’était pas question, pour nous, d’abandonner les artistes, car se sont cumulés, pour eux, pertes de salaire et manque de visibilité ». L’administratrice générale de l’Opéra de Toulouse, Claire Roserot de Melin, indique qu’ils ont dû veiller à ce que « la crise sociale ne soit pas plus meurtrière que la crise sanitaire ! » et que ce risque rendait chaque structure responsable pour définir « le monde que nous voulons pour demain » ; car, plusieurs mois sans salaires, c’était immanquablement des artistes qui devraient renoncer à leur carrière.

À Monte-Carlo, sur la base d’une péréquation entre les recettes perdues et les sommes disponibles provenant des subventions reçues, tous les artistes, techniciens, danseurs et figurants – qu’ils soient sous contrat ou sous présomption d’embauche – ont été indemnisés. Il en a été de même pour les agents artistiques. À Orange, la question s’est posée différemment, car les subventions sont de très loin inférieures aux recettes de billetterie. Un dédommagement sera réalisé « au plus des possibilités », une fois connus tous les paramètres de soutien aux festivals et les règles qui pourront être appliquées en termes de chômage partiel.

Des régies municipales, comme Marseille et Toulouse, qui ne pouvaient pas avoir recours au chômage partiel, ont heureusement obtenu l’appui des collectivités locales (mairie dans un cas, métropole dans l’autre) pour, non seulement payer les permanents, mais également s’assurer que les artistes extérieurs ne voient pas leurs revenus amputés. Pour les équipes indépendantes de droit privé, il fallait faire la jonction pour laisser le temps d’activer le chômage partiel à ceux qui étaient éligibles. Ont ainsi été mises en place des solutions basées sur des renégociations avec indemnisations et/ou reports. Pourtant, il ressort de nos entretiens  que les logiques budgétaires ne sont pas toujours compatibles avec le très court terme et que, dans certains cas, il a fallu, dans un premier temps, compenser « sans filet».

En Belgique, comme en France, existe un statut d’artistes, mais un complément a parfois été nécessaire pour maintenir le salaire net en l’état. Stefano Mazzonis explique également que, même si cela a exigé une minutie de puzzle, tous les spectacles annulés dans la période seront reprogrammés – avec distributions identiques – lors des prochaines saisons.

À l’Opéra Comique, où la mise en œuvre du chômage partiel n’est pas, non plus, réalisable, il a été décidé de fixer une règle d’indemnisation avec un barème basé sur le montant global du cachet, en protégeant les moins bien payés à 100% et le plus vite possible. Matthieu Rietzler insiste également sur le fait d’avoir dû, à l’Opéra de Rennes, être extrêmement attentif aux situations les plus précaires. Pour les « Instants lyriques », certes le chômage partiel pouvait être activé, mais il ne couvrait qu’un peu plus de 10% du cachet des artistes. Aussi la solution d’un report rapide a-t-elle souvent été privilégiée.

Redonner de la vie aux lieux

Il était également important que la collectivité musicale présente dans les institutions, puisse être ressoudée dans les meilleurs délais. Ainsi, à l’Opéra de Marseille, les musiciens se sont progressivement remis au travail, pupitre par pupitre, pouvant ainsi se retrouver rapidement. Comme le souligne Sophie Houlbrèque pour l’Opéra Comique, des conférences-vidéos ont permis, dans la période, de recréer aussi vite, un sens du collectif avec les artistes et de se projeter vers l’avenir. L’importance de redonner vie au lieu, de nourrir l’esprit de troupe qui y existe, s’est traduit, dès le 11 mai, par un accueil, non seulement des techniciens, mais également des artistes qui ont l’habitude de venir à l’Opéra Comique, pour répéter, par exemple, un récital qu’ils donneront dans d’autres lieux.

« On a vu l’âme de la maison pendant le confinement »

Les artistes bloqués ne sont pas pour autant restés inactifs. Ceux-ci, comme à Toulouse, « veulent faire leur métier » et vont donner des concerts en petits formats dans les Ehpad, et à Rennes, se produisent au bas des immeubles avec le public à son balcon. Briser la spirale de l’isolement, faire venir la culture chez les gens ; la culture et ses missions de service public s’expriment au mieux dans la période et, comme le dit Marie Déqué, « la maison a une âme et on a vu cette âme pendant le confinement ». À Monaco, toutes les captations faites des productions de l’Opéra ont été proposées au sein du Centre Hospitalier Princesse Grace sur une chaîne interne spécialement créée à cet effet.

Des questions sur la réouverture et la saison à venir…

Alors que de grosses maisons comme le Metropolitan Opera repoussent purement et simplement le démarrage de leur saison en 2021 et que Stéphane Lissner – pour l’Opéra de Paris – s’interrogeait au micro de France Inter le 5 mai dernier sur une résolution comparable, la plupart des personnes jointes misent sur une reprise de programmation normale, avec les précautions sanitaires d’usage. Si, dans un premier temps, certaines formes légères et alternatives peuvent être étudiées, il n’est pas envisageable d’aborder la saison en tant que telle, avec des contraintes trop lourdes. Stefano Mazzonis rappelle qu’un orchestre ne peut pas travailler avec des masques chirurgicaux et Claire Roserot de Melin souligne que l’opéra est probablement l’art qui réunit le plus de monde sur un même plateau.

Le confinement a débuté alors que certaines saisons venaient d’être annoncées, voire l’impression des brochures, lancée. À Toulouse, la machine était enclenchée et même, dans ce cas précis, la billetterie et les abonnements ont été assurés par les équipes pendant le confinement. L’Opéra se prépare, certes, pour les semaines à venir, à des concerts avec un peu de public dans la salle, mais, comme ailleurs, ce sont des initiatives qui permettent de renouer le contact avec l’objectif de repartir sur les formats traditionnels. Prêts à adapter le cas échéant, Claire Roserot de Melin affirme « On lance la machine et on verra ». Pourtant, elle souligne que « nous devons nous faire entendre, car nous avons un modèle économique » ; un spectacle a besoin d’être fabriqué, répété ; il faut que les artistes puissent se rencontrer, soient autorisés à chanter. Cela étant, elle indique que le calendrier est, en ce moment, à deux ou trois semaines et que la situation a contraint de changer de rythme de travail et d’anticipation.

À Marseille, en revanche, la billetterie et les abonnements sont décalés (probablement à début septembre) permettant ainsi d’y voir plus clair – notamment sur le premier spectacle programmé – et de continuer à traiter les remboursements. La saison de Monte-Carlo a connu deux ajustements : le report d’un récital prévu très tôt à la rentrée et la reprise à venir du Comte Ory dont les répétitions avaient été interrompues le 13 mars dernier. Jean-Louis Grinda, qui est aussi à la tête des Chorégies d’Orange, a eu également à gérer l’annulation totale du Festival d’été, mais indique qu’il a heureusement pu reporter quatre spectacles (dont Samson et Dalila et le récital avec Cecilia Bartoli). Pour que 2020 ne soit pas un été vide à Orange, il travaille également avec France TV, à la réalisation d’un grand récital au Théâtre Antique qui serait diffusé le 1er août et réunirait Jonas Kaufmann, Cecilia Bartoli, Roberto Alagna, Aleksandra Kurzak, Karine Deshayes, Bryn Terfel et Ludovic Tézier.

À l’Opéra Comique, la question de la présentation de saison se pose avec moins d’acuité, car c’est l’un des rares théâtres français où celle-ci est calée sur l’année calendaire. Dévoilée en septembre pour 2021, elle devra néanmoins être repensée pour répartir les reports, notamment Le voyage dans la lune qui était prévu en mai, dans une mise en scène de Laurent Pelly. Le Carmen est bien trop « lourd » (un cast international, un orchestre de 60 musiciens venant de Chine, un décor fabriqué en Suisse) pour être donné à la rentrée. Ce spectacle, ainsi que Macbeth Underworld, sont renvoyés à 2023. Il faut également gérer les tournées qui ont été annulées. En revanche, des alternatives plus légères, avec des jauges plus petites et des répartitions différentes dans l’espace, sont à l’étude avec Le Bourgeois gentilhomme ou Le Cabaret horrifique de Valérie Lesort. Il est même envisagé une configuration où le public serait sur la scène et le spectacle dans la salle…

Mais une adaptabilité à toute épreuve

Dans les cas où cela n’était pas fait début mars, les présentations de saisons ont souvent été retardées et redimensionnées. Ainsi Maurice Xiberras qui vient de dévoiler celle de Marseille, contrairement à la tradition, l’a fait, sans conférence de presse et via les réseaux sociaux. Son contenu pour autant, n’a pas été modifié. Pour Stefano Mazzonis, les contrats sont signés et il faut les respecter, sauf si les consignes empêchaient les spectacles de se tenir. Il a ainsi exposé, tout dernièrement, la saison du bicentenaire telle qu’elle avait été conçue, sans modification.

Matthieu Rietzler explique qu’à Rennes, l’Opéra est une structure souple puisqu’elle n’a pas de force artistique permanente – et jouit donc d’une capacité de réaction et d’invention différente. Moins soumis à des impératifs, il a donc fait le choix d’agir en deux temps : la présentation de la saison – qui débutera en octobre et pourra ainsi être adaptée – ne sera faite que fin août. En revanche, la période de juin à octobre sera l’occasion de mettre en œuvre des formes performatives avec un bâtiment quasiment ouvert tout l’été et des installations artistiques, mais toujours musicales et/ou poétiques. Les ensembles en résidence, le chœur Mélisme(s) et le Banquet Céleste vont proposer des concerts dès ce mois de juin à l’Opéra ou hors les murs. En septembre, l’opération « Operamorphose » questionnera l’opéra, sur le modèle de ce qui s’est fait pour la médiation dans les musées, avec ceux qui le font et avec des acteurs d’autres disciplines artistiques, des geeks, de spécialistes de la réalité virtuelle, etc.

Une réaction très positive du public

Tous soulignent que, par son retour, le public leur donne aussi l’énergie de repartir. À Toulouse, un très bon indicateur est la prise d’abonnements qui ne connaît pas de baisse significative par rapport à une année normale. « Les spectateurs attendent qu’on rouvre » souligne Mme Roserot de Melin.

Les uns et les autres mentionnent également que de nombreuses personnes ont souhaité manifester leur solidarité en renonçant à leur remboursement ou en transférant leurs places sur d’autres spectacles. Marie Déqué (la Déléguée métropolitaine en charge du Théâtre et de l’Orchestre national du Capitole et Vice-Présidente de la commission culture de Toulouse Métropole) indique qu’environ 30 % des spectateurs ont renoncé à demander le remboursement de leurs places pour les spectacles annulés. À l’Opéra Comique, il n’y a, à ce jour, que 15% du public qui a sollicité un remboursement pour les spectacles annulés. Jean-Louis Grinda constate également, avec une grande satisfaction, que le taux de report des places aux Chorégies vers l’édition 2021 (les spectateurs qui décident de conserver leurs billets et de ne pas se faire rembourser) est de 50%, bien plus élevé que ce qu’il attendait.

D’une manière générale, les liens n’ont jamais été rompus entre les institutions et leur public. À Liège, pendant le confinement, celui-ci était invité, par sondage, à s’exprimer sur les spectacles qu’il souhaitait voir en streaming. Quant à l’Opéra Comique, il vient d’envoyer un questionnaire à ceux qui sont abonnés à la newsletter afin « de prendre le pouls du public », assurer un climat de confiance pour l’accueillir au mieux.

Le public veut du live !

Nous sortons d’une période de surabondance en spectacles diffusés sur le net et enregistrements à la maison avec les moyens du bord. L’offre a été riche, les initiatives parfois calibrées. À l’Opéra Comique, celles-ci ont notamment ciblé le jeune public, pour pallier l’annulation du festival jeunesse, ou les jeunes chanteurs, de même qu’ont été sauvegardés l’« operaoké » et les tutoriels en direction des écoles.

Cela étant, maintenant que nous sommes sortis du confinement, Richard Plaza souligne que « le public veut du live ! » Comme le dit Claire Roserot de Melin, « Pas de musique vivante, pas de musique enregistrée ! » Et si beaucoup ont déjà une politique audiovisuelle fournie, toute captation – on l’a vu pendant le confinement – ne peut se faire dans de bonnes conditions qu’avec des moyens importants et un coût en conséquence. Il en résulte de ne pas faire des retransmissions au rabais afin que l’émotion, notamment, puisse être communiquée malgré les filtres techniques ! Ainsi, si « Les Instants lyriques » de l’Eléphant Paname devaient bientôt faire l’objet de diffusion, le concept sera alors adossé à un grand groupe. Si cela pouvait permettre à un public plus large que les 210 places de la salle, d’assister – en direct ou en différé – à un récital, il restera à vérifier que celui-ci sera, non seulement, au rendez-vous, mais également disposé à payer pour cela. Il faut, par ailleurs, que cela puisse suivre de l’autre côté de la chaîne. Stefano Mazzonis nous indique ainsi que, pendant le confinement, la volonté était de diffuser les spectacles en streaming dans les maisons de retraite belges, mais que la plupart… n’avaient pas le matériel nécessaire pour le faire en interne.

Des réflexions disparates sur « le monde d’après »

La culture et l’opéra ne peuvent pas être absents des débats sur les évolutions possibles à venir. Si Jean-Louis Grinda considère que « le monde d’après » commence maintenant, et de façon très concrète, en donnant envie au public de revenir dans nos théâtres, en redonnant du travail aux artistes et aux personnels, il pense qu’il y aura certainement des enseignements à tirer et des réflexions à mener, notamment au niveau des assurances, tant pour les artistes que pour les théâtres, et que ce chantier indispensable devra se conduire au niveau européen.

Matthieu Rietzler insiste sur la nécessité de conforter dans une logique de service public, la politique de partenariat et de coproductions, permettant une bonne diffusion sur l’ensemble du Grand-Ouest. À Toulouse, si Mme Roserot de Melin est convaincue qu’après cette expérience qui nous a « interpellés et marqués », cela ne sera plus pareil ; il faudra être vigilant « à ne pas dénaturer notre mission et à garder le format propre à l’Opéra, éloigné de « la petite forme » et notre essence composée de l’émotion des spectacles, du partage, de la magie des partitions et des mises en scène ».

Comme le dit Sophie Houlbrèque, il faut que la création revienne dans sa diversité de forme et de contenus. Ainsi une logique plus durable est déjà en mouvement ; les décors sont plus souvent réutilisés, des coproductions peuvent permettre d’inscrire des productions dans la durée, de réaliser des dizaines de représentations dans plusieurs maisons et de mettre en place un fond de répertoire ; des ateliers existants dans des opéras comme Toulouse peuvent être mutualisés pour des productions à plusieurs. Si besoin, cela pourrait permettre de réduire la voilure de créations et de faire des reprises. La directrice de la production et de la coordination artistique de l’Opéra Comique indique également que, si le contact humain est nécessaire, il existe désormais des outils qui peuvent limiter ou rationaliser certains déplacements.

La balle dans le camp des politiques

Mais pour cela, il faudra que les budgets soutenus par les collectivités – locales ou nationales – soient maintenus. Ces institutions symboliques sont souvent une vitrine en phase avec la politique culturelle pratiquée et affichée. Dans les maisons comme l’Opéra Comique qui dépendent des subventions de l’État, mais où les recettes propres (billetterie, recettes de coproductions, mécénat, privatisation du lieu) occupent tout de même une part importante, la question des pertes engendrées par les conséquences de l’épidémie se pose avec acuité.

Les budgets vont, dès lors, être soumis à rude épreuve avec la crise économique. Lorsque l’on aborde le sujet, Maurice Xiberras plaisante : « Je mets un cierge ? ». Il faudra cependant que le message aille un plus loin qu’à « la Bonne Mère »… sur le bureau des décideurs. Un cierge… ou plusieurs… L’avenir reste donc à écrire et les acteurs comme le public, à espérer !

Visuels : BY-NC-ND 2.0 et BY-SA 2.0

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