Musique

Tck tck tck…Festival des Inrocks : dimanche soir

09 novembre 2009 | PAR La Rédaction

Sliimy, Esser, Marina And The Diamonds et Jack peñate ont clôt le festival des Inrocks dimanche soir.

Après quatre jours de concerts, ce n’est pas en trainant les pieds qu’on retourne une dernière fois à la Cigale un dimanche soir (n’exagérons rien) mais ce n’est surement pas avec autant d’enthousiasme qu’en début de semaine dernière. Et pourtant, tous ceux qui ont fait cet effort n’ont pas été déçus.

Comme un festival n’en serait pas un sans une ou deux annulations, celui des Inrocks a une nouvelle fois été victime de ce fléau. Cette fois, c’est le Bombay Bicycle Club qui nous a fait faux bond.

esserLa soirée commence donc avec Esser et sa pop dansante. Malheureusement l’adjectif était peut-être de trop ce soir. C’est devant une salle à moitié vide que le pauvre Esser finit par faire son concert. Ce qui était censé être dynamique et animé devient donc un peu trop calme… Sur la fin, Son fameux Headlock parvient quand même à faire bouger un peu les foules (il faut croire que les français aiment wrestling – les bras de fer – en fin de compte).

La salle commence enfin à se remplir. Culotte de cumarinathediamondsmarinair et tee-shirt à pois, la surprenante Marina And The Diamonds fait son entrée. Puisque les diamonds, ce sont nous, son public ; la belle nous flatte tant qu’elle peut. En associant une gestuelle pop à une danse aguicheuse et parfois rock n’ roll, elle nous séduit sans problème. Aussi dynamique (sur I’m Not a Robot) qu’elle peut-être calme (Numb, un nouveau titre qu’elle n’espère pas trop soporifique), Marina réussit à réveiller le public du dimanche, qui en redemande quand le concert se termine, toujours trop tôjack-penatet.

Même si la salle ne peut pas être aussi pleine qu’un vendredi ou samedi soir,l’affluence est quand même pas mal pour un dimanche. Et ce, pour accueillir Jack Peñate et son groupe. Au mieux de sa forme, Monsieur Jacques virevolte sur scène, nous baptise à la Corona et trouve que quand même, pour un dimanche (habituellement assez déprimant) c’est pas mal comme soirée. Ça tombe bien, nous aussi. Que ce soit lorsqu’il chante ses plus grands tubes (The One, qui l’a révélé au public ou Tonight’s Today) ou qu’il nous offre une avant-première de ce qu’il a composé dans sa chambre deux jours plus tôt, Jack Peñate est toujours aussi décalé, dynamique et touchant. Un seul regret : Jack nous quitte brusquement sans même nous saluer, mais on lui pardonne.

Marina And The Diamonds, Jack Peñate, le meilleur de la soirée est passé. Place maintenant à l’affligeant Sliimy. Erreur de programmation ? Impossible de comprendre ce qui a pu passer dans la tête des inrocks pour essayer de nous refiler du Sliimy un dimanche soir à 22 heures. Déjà assez difficile en temps normal, rester jusqu’au bout de ce concert relevait là de l’exploit. Sliimy arrive, la salle se vide de moitié, et ne continuera pas de désemplir jusqu’à la fin. La Cigale a rarement du être aussi vide pour quelqu’un censé être une tête d’affiche. Avec ses lunettes de mouches, Sa Majesté Sliimy se trémousse sur scène, interpelle un public qui ne répond pas (hormis la quinzaine de groupies du premier rang…) et claque des mains en agitant ses bras dans tous les sens. Depuis son succès inespéré, Sliimy n’a toujours pas du redescendre sur terre. sliimyPour tout dire, il ne doit même pas s’apercevoir du bide total qu’il est en train de faire. Comme d’habitude (apparemment), il prend un polaroïd de son public : faudra-t-il qu’il attende de se retrouver seul dans sa chambre pour voir qu’il n’a qu’une trentaine de personnes en photo ? Trop arrogant pour avoir une once d’auto-dérision, Sliimy exhibe ses côtes d’anorexique, se peinturlure le visage (une face blanche, une face noire… quel symbolisme) et se prend pour Michael Jackson dès qu’il fait deux pas de danse. Puisque Womanizer a fait son « succès », il reprend ce titre une nouvelle fois. Un conseil Sliimy, la prochaine fois attaque toi à une chanson qui a été moins reprise, la piètre qualité de la tienne passera plus inaperçue. C’est avec soulagement que l’on entend finalement Paint Your Face, il n’y aura pas de rappel et on comprend pourquoi.

On sort de la salle avec une seule envie : empiffrer un macdo et envoyer une polaroïd de nos poignées d’amour au jeune Sliimy. Malgré tout, des artistes de qualité ont, eux, réussi à nous faire passer une très bonne soirée et c’est sans regret que l’on quitte la Cigale. Le festival des Inrocks à la Cigale est terminé, mais lundi les plus courageux pourront toujours aller au point éphémère pour découvrir Miike Snow et MPHO.

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9 thoughts on “Tck tck tck…Festival des Inrocks : dimanche soir”

Commentaire(s)

  • Daniel

    Wow, quelle haine
    Pauline, j’espère que vous ne souhaitez pas devenir journaliste, il vous manque des bases certaines de respect…et de talent
    « Trop arrogant pour avoir une once d’auto-dérision, Sliimy exhibe ses côtes d’anorexique » : ou comment annoncer une idée et la contredire une fois la virgule passée.
    Pathétique.

    novembre 9, 2009 at 2 h 27 min
  • mathieu

    Je trouve ça petit et tellement irrespectueux. Sympa l’episode du mac do ?!
    Le plus interessant surement j’espere que vous avez mangé de belle chose. Une critique sur le restaurant serait plus adapté à votre langage que celle d’artistes qui crée! Car malgré vos gout musicaux et physique car vous jugé cela aussi, l’artiste crée des choses et vous ecrivez aprês cette creation. Celui qui aura le plus avancé dans tout ça reste l’artiste succes ou pas, il avance toujours.

    novembre 9, 2009 at 2 h 55 min
  • ReD

    Pour info, je me suis complètement retrouvé dans l’article de Pauline.
    Sauf pour Paint your Face, je suis parti avant…

    novembre 9, 2009 at 10 h 10 min
  • Yaël Hirsch
    yael

    N’ayant pas vu le concert, je ne permettrai pas de juger Slimmy. Mais Pauline a toute ma confiance. Je trouve son article bien écrit, retraçant l’atmosphère de ce concert. En général la boîte à sorties essaie vraiment de faire partager son enthousiasme, et Pauline la première. Mais nous nous interdisons de faire prendre aux lecteurs les vessies pour des lanternes. Enfin, je rappellerai qu’une critique est un jugement personnel, même s’il espère toujours se conjuguer à l’universel et a posteriori. Je donne et redonne donc carte blanche à Pauline pour ses prochains articles.
    Yaël, responsable de la rédaction
    bwt : on peut exhiber ses côtes et être très sérieux…

    novembre 9, 2009 at 16 h 23 min
  • Erwan

    Bon article, Pauline.
    Merci Daniel de confirmer qu’il faut être lisse pour toucher un public de gens polis.

    Pauline, je ne partage pas ton avis. J’adore Sliimy ;)

    novembre 9, 2009 at 17 h 58 min
    • Pauline

      Comme le dit bien Yael, je me suis efforcée de vous faire partager mes impressions sur ce concert qui m’a particulièrement déçue. Si j’ai probablement été excessive dans mes propos je ne les retire pas pour autant(cette démesure était à la hauteur de ma déconvenue sur le coup). Cher Daniel, dans le cas de Sliimy et d’après ce que j’ai saisi de son personnage, exhiber sa maigreur est justement tout le contraire de l’auto-dérision : il prône un culte de la maigreur et de l’anorexie, révoltant (mais je ne suis sûrement pas assez fine pour saisir toute l’ironie du chanteur). Si je vous ai donné l’envie d’aller voir Sliimy alors tant mieux.
      Cette polémique sur Sliimy (1/3 d’un article sur cinq compte-rendus…)ne doit pas pour autant faire oublier le reste des concerts qui étaient tous formidables : ebony bones, bad lieutenant, florence and the machine, passion pit et j’en passe. L’objectif de cet article était de vous faire partager mes découvertes et de vous donner envie d’aller vous-même aux concerts. Quand on voit la qualité des prestations qui nous ont été offertes pendant cinq jours, aller voir Sliimy serait (à mon avis) une perte de temps. Après, mon avis… faites en ce que vous voulez.
      En tout cas, je tiens à remercier le festival des inrocks qui m’a offert cinq jours de plaisir et de surprises.

      novembre 9, 2009 at 18 h 53 min
  • Simelune

    Finalement la critique m’a plutôt donné envie d’aller voir Sliimy pour me faire ma propre opinion. Parce qu’affligeant est un mot bien fort, il attise ma curiosité.
    En revanche je n’ai aucune velléité à voir des côtes d’anorexique de mes propres yeux, mais en restant assez loin de la scène ça devrait aller.

    novembre 9, 2009 at 18 h 30 min
  • sandra

    Continue Pauline à nous faire partager tes sorties, tes sentiments, tes émotions…
    Depuis que j ai decouvert tes critiques je ne sors plus, elles suffisent à mon épanouissement.
    Allez courage, on cherche tous une forme d’expression, de reconnaissance, tu n’es pas loin du graal.

    novembre 9, 2009 at 21 h 22 min
  • Charlotte

    Vous avez raison, c’est tellement plus intéressant les articles totalement objectifs, surtout pour un concert! Le mainstream vous étouffera. Je suis navrée pour vous mais Sliimy, c’est de la daube, merci Pauline de l’avoir dit, un peu de vérité ça ne fait jamais de mal.

    novembre 9, 2009 at 23 h 18 min

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