Musique

Live report Pachanga Boys, set magique au Rex Club (16/11/2012)

19 novembre 2012 | PAR La Rédaction

Les Pachanga Boys ont littéralement enflammé le Rex Club ce Vendredi à l’occasion de la “release party” de leur premier album We Are Really Sorry.

Qui sont d’abord ces étranges Pachanga Boys ? Ils sont deux. L’un s’appelle Superpitcher, allemand à la silhouette fine et élégante. L’autre Rebolledo, mexicain, gros bonhomme à la bouille plus que sympathique. Ils forment un duo atypique et complémentaire depuis 6 ans après une rencontre fusionnelle au Mexique. Ils ont fondé le label Hippie dance et se sont faits remarquer l’année dernière avec leur génial Time. Ils ont été magistraux. Tenir un set de plus de 6 heures avec autant de brio et de rebondissements est impressionnant.

Les deux premières heures furent incroyables dans l’esprit de leurs célèbres titres Legs et Time. De la musique lumineuse où le calme du beat contraste avec une tension permanente. Le synthé transporte rassérénant le danseur et apportant une touche positive. Les basses animent. Les voix sont toujours utilisées avec parcimonie et délicatesse. Après, quelques musiques plus technos et moins subtiles normalisèrent la soirée, peut-être pour satisfaire un certain public à une certaine heure. Des kicks et des remix hasardeux, ce n’est clairement pas leur monde. Puis, de nouveau le retour de cette patte Pachanga boys si joyeuse et malicieuse. L’apothéose fut atteinte un peu après 5 h lorsque leur tube Time passa. 15 minutes de montée millimétrée clôturèrent cette soirée…

Et non ! Une vague de personnes parties, Pachanga Boys explora un univers plus funk et psychédélique. Les rescapés, noctambules et fêtards férus de musique, se déchaînèrent. Des sons plus expérimentaux utilisant toujours plus d’instruments et d’associations déjantées ravirent l’auditoire. C’est beau de voir des DJs continuant de produire des sons aussi sublimes jusqu’à si tard. Leur prestation fut exemplaire : le duo a enchaîné les vinyles avec sourire et complicité jusqu’au bout. 7 h, le corps exténué et l’esprit apaisé, le show se termine.

Finalement on comprend l’appellation Pachanga Boys, (la pachanga étant une musique cubaine, mélange de merengue et de conga). Un monde chatoyant et subtil où la joie et la couleur règnent en maîtres. Bref, un album à consommer sans modération. On comprend pourquoi le journal Trax Magazine, spécialisé dans la musique électronique, les a nominés dans la catégorie meilleure révélation de l’année…

Informations pratiques : on peut acheter leur album (notamment sur Kompakt) avec également un dvd (ils se sont filmés pendant un certain temps, “le film illustrant leur musique”). On peut les retrouver sur soundcloud.

 

Hugo Salama.

Ostermeier adapte La Mort à Venise et renouvelle son écriture scénique
Amour sur place ou à emporter : une comédie chromatique
La Rédaction

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *