Musique
[Live Report] Great Mountain Fire à la Cave aux Poètes

[Live Report] Great Mountain Fire à la Cave aux Poètes

26 octobre 2012 | PAR Audrey Chaix

Great Mountain Fire, c’est d’abord une découverte cet été aux Nuits Secrètes, sur la grande scène, en plein air… et la sauce avait pris. Le 5 jeunes Bruxellois avaient dissipé les nuages au-dessus d’Aulnoyes-Aymeries et remotivé les troupes trempées comme des soupes. Conviés par A Gauche de la Lune pour le Ground Zero Festival, rendez-vous incontournable des musiques actuelles sur la métropole lilloise, Great Mountain Fire investit cette fois-ci la minuscule Cave aux Poètes, à quelques encablures de la Grand Place de Roubaix. C’est petit, c’est bas de plafond, ça ne paie pas de mine… mais c’est l’une des scènes les plus actives des environs.

La date tombe plutôt bien, puisque l’album de Great Mountain Fire, Canopy, vient de sortir en France. 11 pistes chantées en anglais par la voix aérienne de Thomas de Hemptinne, et où résonne un son pop porté par l’usage mêlé du clavier et des percussions. Le rythme est très maîtrisé, les morceaux sont de grande qualité, cela s’écoute avec grand plaisir et s’insinue très vite dans la tête. Et surtout, ça donne envie de battre la mesure en rythme avec le pied, de secouer les genoux, bref, de danser !

Et sur scène, alors ? Sur scène, c’est encore plus fou… ils donnent tout, ces garçons-là, sans retenue et sans économiser leur énergie. Petite pensée particulière pour Morgan Vigilante, claviers et percussions, qui se donnent corps et âme à sa musique, si bien qu’il semble entrer en transe. Le plafond n’est pas bien haut, la scène n’est pas bien grande, si bien que l’on a parfois l’impression qu’ils vont faire exploser les murs à force de sauter partout. Surtout, sur scène, leur musique prend une autre dimension, une autre profondeur qui la rend encore plus envoûtante. Entre les pierres de la Cave aux Poètes, tout le monde dansait… On les appelles les Phoenix belges, mais ils n’ont pas besoin de sans cesse subir la comparaison pour exister : ces 5 garçons-là savent ce qu’ils font, et ils le font avec une grande maîtrise, mâtinée de ce petit grain de folie qui emmène les foules avec lui.

Sans oublier la première partie, assurée par Caandides, 4 jeunes Parisiens au son intéressant, même si encore inabouti. Une hésitation entre le folk et le rock, teinté d’un exotisme tout à fait surprenant : on est entre Londres et Hawaï, et l’on apprécie de découvrir ce groupe différent des autres, qui met de bonne humeur et met en jambes. Une bien sympathique première partie.

Des nouvelles de l’iPad mini ?
Bumcello et Mina Tindle, deux univers se rencontrent au festival Chant Libre
Audrey Chaix
Professionnelle de la communication, Audrey a fait des études d'anglais et de communication à la Sorbonne et au CELSA avant de partir vivre à Lille. Passionnée par le spectacle vivant, en particulier le théâtre, mais aussi la danse ou l'opéra, elle écume les salles de spectacle de part et d'autre de la frontière franco-belgo-britannique. @audreyvchaix photo : maxime dufour photographies.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *