Pop / Rock

L’interview stroboscopique : Caandides

L’interview stroboscopique : Caandides

26 novembre 2014 | PAR Bastien Stisi

Crépitements lumineux, rugissements scintillants, et coup de strobo sur la pop sucrée, enchantée, tribale et kaléidoscopée des Français Caandides, en concert demain au Pop-Up du Label 

Un nom qui évoque des bonbons acidulés, des sonorités qui évoquent une électro parfois assez sucrée…et pourtant pas de caries dans les tympans lorsque l’on écoute Caandides. Votre recette, c’est quoi exactement ?

Caandides : Et bien ce n’est pas une science exacte à vrai dire, bien plus de l’alchimie que de la cuisine. Si on devait résumer ça par une phrase ce serait la suivante : rien ne se perd, tout se transforme.

Et justement, pour se figurer votre musique, il faut mettre quoi comme substance illicite à l’intérieur de ces Haribos défigurés qu’évoquent votre nom ?

Caandides : Peut-être un cœur liquide aigre-doux pour contraster avec l’enrobage en sucre ; un peu comme les bonbons à la moutarde des farces & attrapes. Rien d’illicite en somme.

Le nom de votre EP, Winter, c’est exactement l’opposé de ce à quoi on pense en l’écoutant. On pense plus au Printemps, mais vu du ciel, avec un fil de cellophane devant les yeux…Je m’égare ou le brouillage de piste est-il volontaire ?

Caandides : On s’imaginait plus derrière un kaléidoscope que derrière du cellophane, mais dans les deux cas il subsiste le concept de vision altérée. On aime bien cette idée de partir d’une chose simple et de voir à quoi elle ressemble sous une superposition de filtres de couleurs et de textures différentes.

Pouvez-vous me parler de ce graphisme très Nyan Cat et pixelisé que l’on retrouve au sein de votre univers visuel, et notamment à travers votre site officiel ?

Caandides : On doit l’aspect très coloré de nos visuels à nos collaborateurs Gabriel Weber et Lolita Do Peso Diogo. Sans eux, notre univers serait sans doute plus terne et froid. En marge de Caandides ils ont récemment construits une cabane digitale et funèbre avec deux autres membres du groupe. Ça s’appelle ESUOH.

En première partie de ce live au Pop-Up du Label, on retrouve Iñigo Montoya, qui paraît comme vous avoir puisé sa musique dans une forêt enchantée. Sauf que lui paraît en avoir sorti les maléfices, et vous les rêveries plus éclatantes…

Caandides : Les apparences sont souvent trompeuses, et surtout dans les forêts enchantées.

D’un point de vue discographique, où en êtes-vous ?

Caandides : Discographiquement parlant, on vient tout juste de terminer la conception de notre premier LP. Et c’est justement Adrien Pallot, éminent membre d’Iñigo Montoya et producteur émérite qui nous a aidé à réaliser ce disque cet été. Il est encore un peu tôt pour en parler en long et en large mais pour résumer ça sortira l’année prochaine et vous pourrez en entendre des extraits au concert ce jeudi.

Je cherche des sons pour remplir mon iPod…quelque chose à me conseiller ? (si ça peut être électro pop tribal / onirique comme votre musique, ce serait impeccable !)

Caandides : Et bien les champs lexicaux que tu évoques sont justement les mêmes que ceux d’une mixtape que l’on vient de réaliser pour nos amis du Coconut Festival et on y trouve un large spectre d’ambiances tropicales, chaudes et froides.


Tous les clips Caandides

En concert au Pop-Up du Label le 27 novembre.

Visuel : (c) pochette de Before The Art de Caandides

Infos pratiques

Les Soirées du Castellet
Théâtre de la Photographie et de l’Image de Nice
Louis-Dumas

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