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Le top musique de la rédaction 2019

Le top musique de la rédaction 2019

19 décembre 2019 | PAR La Rédaction

Musique classique et musique pop, le son est à la fête chez Toute La Culture. Quels sont les artistes et les albums coup de coeur de la rédaction  ?

Simon Théodore

Pour cette année, difficile de choisir les meilleurs albums métal parus tant les disques se sont succédés dans ma platine en 2019. J’évoquerais plutôt le Hellfest. Pour le métalleux que je suis, la première participation apparaissait comme un rite d’initiation. Papa Roach, Sum 41, Slipknot ; autant de groupes qui me renvoient à la période des pantalons taille basse, du skate et des cheveux longs… Les réveils en compagnie des Allemands de Cypecore et des Néo-Zélandais d’Alien Weaponry me faisaient débuter les journées en « douceur ». Durant la Knotfest, les shows Amon Amarth et de Behemoth furent les meilleurs de ce week-end prolongé. Du feu, des Vikings, un peu de Satan et encore du feu ! Autre concert marquant : celui d’Ultra Vomit lors de la journée 100% métal hexagonal. Le « métal rigolo » n’est pas forcément ma tasse de thé mais voir un groupe français, autre que Gojira, blinder la mainstage à 19h est plus qu’impressionnant. Croyez-moi, ce concert sera historique ! Enfin, mention spéciale aux adieux à la France de Slayer et, surtout, au non-concert de Manowar, le plus nul des plus forts groupes de métal du monde, sans qui cette édition 2019 n’aurait pas été la même…

Luca Juilliard 

Voici un album ensoleillé pour débuter mon top 2019 et je vous promets que ce n’est pas seulement parce que j’en ai marre d’avoir les mains gelées dès que je sors : l’excellent Manga de Mayra Andrade alliant pop musique et influences capverdiennes dont je vous parlais l’hiver dernier. Bien qu’imparfait, il réussit l’immense pari d’être aimé par tous mes proches et ça, ce n’est pas rien. Comme après avoir fait développer mon appareil jetable de l’été, l’album d’Isaac Delusion Uplifters m’a plongé dans cette douce nostalgie typique des soirées photos. La musique électronique et groovy du groupe parisien est décidément terriblement efficace. Enfin, je terminerais par un “name dropping” de mes essentiels de 2019; le délicat Nuit sans sommeil de Cléa Vincent, le surexposé Confessions de Philippe Katerine et le chaloupé Aimez Ces Airs de Djeuhdjoah et Lieutenant Nicholson.

Pierre Poughon

C’est toujours assez complexe de faire une sorte de liste des coups de coeur de l’année. Tant de groupes ont explosé, tant d’albums géniaux sont sortis. Les premiers noms qui me viennent en tête, dans le désordre, ressortent de différents domaines. On peut parler des Belges de Balthazar, avec Fever, ou des anglais de Metronomy, avec Metronomy Forever, qui ont tous deux sortis deux albums monstrueux en matière de rock indé. En France, plusieurs groupes ont pris de l’ampleur, les Johnny Mafia avec Les Princes de l’Amour, Équipe de Foot avec Marilou ou encore Psychotic Monks (mes préférés) avec la claque Private Meaning First. A l’étranger, on peut noter le retour outre-atlantique de Bass Drum of Death avec Just Business, DZ Deathrays assume son statut de gros nom de la scène australienne avec Positive Rising Pt.1, et surtout l’explosion des irlandais de Fontaines D.C. avec Dogrel. Voilà une ébauche de liste, auquel peut s’ajouter la consécration des anglais Yak avec Pursuit of Momentary Happiness, ou l’arrivée des anglais The Skallywaggs, très prometteurs, avec leur EP Estate of Intent. Vivement 2020.

Amélie Blaustein Niddam

Si j’en crois mon spotify, les deux artistes que j’ai le plus écouté sont Hubert Lenoir et Léonard Cohen.  D’un côté Darlène, l’album qui a révélé le quebecois aux français. Glam, queer, rock,drôle, cette « fille de personne » est adorable ! Du côté de Cohen, son album posthume Thanks for the dance apparaît comme une synthèse de toute son immense carrière. Plus léger, mais pas moins torturé, Persona de Bertrand Belin m’accompagne également avec ses textes décadents et vieillots qui  rende cette album ultra moderne.  Le duo avec Barbara Carlotti, « Lentement » ressemble à un jeu d’enfant où un mot doit répondre à un autre sans réfléchir, là encore, c’est adorable !  Et tout à fait d’accord avec Pierre, Fever a été l’un de mes premier coup de cœur de l’année. Le retour de Balthazar était une vraie bonne nouvelle ! Comme Lucas, je me glisse avec joie dans la folie de Confessions de Philippe Katerine sans me demander « pourquoi pourquoi pourquoi » !

 

Yaël Hirsch

Cette année, 3 CDs m’ont vraiment surprise et vont me rester en entier à tourner encore longtemps en boucle dans les platines : côté classique, le CD des 6 duos de violoncelle de Offenbach de Anne Gastinel et Xavier Phillips chez la Dolce Volta.  Coté folk, comme beaucoup j’ai eu un choc à la première écoute de l’album de Billie Eilish When we fall asleep, where do we go? (Interscope).  Enfin, la claque est signée Kanye West avec son irrésistible Jesus is King. 

Antoine Couder

Cette année et comme l’année dernière, il ne m’est plus possible de présenter une liste de best. J’aurais dû arrêter un peu plus tôt, en 2016 l’année où Kany West a sorti en work in progress son « Life of Pablo ». Plus possible de présenter une liste de best donc, I won’t be fooled again comme le chantaient les Who en 1971, la notion d’album telle qu’on l’a pratiquée entre 1967 et 2016 n’a plus vraiment de sens, je crois que l’on vit une période qui ressemble davantage aux années 50, et même la fin des années 40 à une époque où les chansons se popularisaient à la radio, à partir d’airs connus de tous et plus ou moins améliorés, sophistiqués par des artistes venus d’horizons divers. Aujourd’hui, tout le monde le sait, la musique fonctionne de nouveau au single mais surtout elle n’est plus conçue en fonction d’un format et d’un genre mais simplement par rapport à une agrégation de tags à la fois subjectif et objectif (algorithmes, recommandations des fans bases). La musique n’est plus un stock physique mais un flux radio-numérique, une sorte de vague infinie qui se répète en surface mais qui varie dans le détail minuscule presque systématiquement. C’est une histoire bien plus spirituelle que celle de la matérialité d’un disque. Alors ouvrons nos chakras, écoutons ce qui vient. Et dansons.

 

Donia Ismail

L’année 2019 en musique ? Il y a tout d’abord la voix d’un ange écossais qui fait trembler les murs de nos vies. Avec son splendide premier opus, Divinely Uninspired To A Hellish Extent, Lewis Capaldi a réussi le tour de force de s’imposer dans nos journées avec douceur, textes poignants et chaleur d’hiver. Une claque monumentale. Il y a aussi les chants intemporels de Joy Crookes. Dans Perception, elle tire son  portrait à travers cinq miroirs, avec une pâte qui lui est propre : nostalgie, prose déjantée… 2019, c’est surtout Rosalía. Avec son album El Mal Querer, elle avait fait de 2018 une année plus excentrique avec son mélange sulfureux trap et flamenco. Avec Con Altura, elle règne sur l’année d’une main de maître.

Il y a surtout MA révélation de l’année. Et celle des Grammys Awards. Pour une fois, ils voient juste. L’iconique Lizzo. Body positive, pépite musicale, aussi jouissif qu’un feel good movie sur Netflix. Il suffit d’écouter son opus Cuz I Love You pour comprendre. Un discours d’encouragement adressé à toutes les femmes. 
2019, c’est aussi un doux moment suspendu avec le délicieux EP Citadel de la rappeuse égyptienne Felukah. Dans Ask the Birds in Cairo, elle s’imagine son Caire rêvé, dans un dialogue bilingue, mêlant arabe et anglais. 

Puis il y a ces soirées chaudes d’été, pimentées par le sulfureux Be Honest de Jorja Smith en duo avec un autre grand nom de 2019: Burna Boy. Des sonorités africaines, caribéennes, pimpées d’un accent britannique. Un délice.
Le R&B s’est aussi très bien porté. On remercie Mahalia et son premier album, Love and Compromise. Dur de choisir une chanson à retenir. Pourquoi pas Simmer, toujours avec Burna Boy? Il faut bien avouer qu’il sublime chaque titre. L’été vient aussi avec ses mélancolies, ses soirées inoubliables, ses désillusions et ses caprices. Alessia Cara enferme tous ses moments estivaux dans un EP acidulé, This Summer. Un véritable carnet de bord qui fait du bien.

L’hiver arrive et hors de question d’écouter pour une énième fois All I Want for Christmas de Mariah Carey. À la place, l’opus Fine Line de Harry Styles, aux sonorités rocky et très sensuelle est entré dans ma vie. Quelle bonne nouvelle ! Sans oublier, la masterclass du maître Stormzy et de son deuxième album Heavy Is The Head. Je suis prête à affronter ces derniers jours de 2019 !

Visuel : Fever-Balthazar

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