Classique
Klaus Mäkelä et Khatia Buniatishvili enchantent la Philharmonie de Paris

Klaus Mäkelä et Khatia Buniatishvili enchantent la Philharmonie de Paris

26 mars 2022 | PAR Orane Auriau

L’Orchestre de Paris dirigé par Klaus Mäkelä, accompagné par la pianiste Khatia Buniatishvili, ont joué le 23 et 24 mars à la Philharmonie de Paris. Un moment d’enchantement et un voyage musical marqué par la variété. 

De Falla, Tchaïkovsky, Debussy, Ravel

Une finesse et fluidité, une variété du répertoire choisi qui va du classique « Boléro » aux accents hispaniques de l’Ibéria de Debussy. Les morceaux relèvent aussi bien de la musique espagnole avec de Falla, classique russe avec Tchaïkosvky, que française à travers Ravel et Debussy.

L’orchestre ouvre ainsi le bal avec une création de Manuel de Falla, compositeur de musique de théâtre du XXème. Il s’agit de la « Suite n°2 du Tricorne », tirée du ballet du même nom composé en 1919. Un moment magique par le jeu commun des musiciens ponctué par la flûte traversière, jouée avec délicatesse, qui alterne avec le grandiose de certaines parties de la performance.

Puis la popstar du piano apparaît- Khatia Buniatishvili. Elle s’exécute sur le « Concerto pour piano n°1″ de Tchaïkovski » (Allegro non troppo et molto maestoso – Allegro con spirito, Andantino semplice, Allegro con fuoco). Un jeu passionné et virtuose – plongée dans la musique, son visage disparaît derrière ses cheveux à mesure du rythme rapide et fougueux d’une musique emblématique dans le paysage classique. Après une dernière ovation signalant son départ prochain, elle interprète la « Sérénade D.957 n°4 » de Schubert retranscrite au piano par Liszt, le seul moment de piano soliste du concert, véritable temps de suspension qu’elle interprète avec plus de ralentissements que la version originale, de manière plus personnelle et intime. 

Musique française après l’entracte

Voici la deuxième partie de la soirée avec « Images pour orchestre » de Claude Debussy, compositeur avant-gardiste de son époque, qui y retrace les impressions laissées par ses voyages voire ce qu’il imagine de l’Espagne – une œuvre en triptyque initialement destinée à deux pianos : Gigues, Ibéria et Rondes de printemps. La deuxième partie en contenant elle-même trois : Par les rues et par les chemins, Les Parfums de la nuit, Le Matin d’un jour de fête. Le grand final, le Boléro de Maurice Ravel, constitue l’apothéose du spectacle et incontournable dans la musique d’orchestre. Une simple mélodie qui monte en crescendo avant de finir en apothéose, résonnant avec beauté dans la grande salle Pierre Boulez. Une soirée décidément intéressante proposant différentes ambiances classiques et ne démentant pas le talent de l’Orchestre de Paris. 

Le concert sera diffusé sur Mezzo Live HD le 27 mars et sur la Philharmonie Live le 28 mars

Visuel : Klaus Mäkelä. © Mathias Benguigui, Pasco And Co

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