Chansons

Cécile Corbel « La Fiancée »

Cécile Corbel « La Fiancée »

27 décembre 2014 | PAR Sandra Bernard

Les brumeuses légendes bretonnes de Cécile Corbel reviennent envelopper vos oreilles et vos songes d’un voile de douce nostalgie teinté d’enfance, de magie et d’amours souvent tragiques. L’interprète du thème d’Arietty, qui a connu un succès international, revient en cette fin d’année avec un sixième album (cinquième album studio) empli de poésie. Douze courtes fables qui restent dans la tête et tournent comme une douce ritournelle.

[rating=4]

cecile corbel-la fiancee

Des titres d’une musicalité qui n’est pas à prouver cachent des textes mélancoliques dont la profondeur n’est pas forcement apparente à la première écoute, malgré des textes très visuels. Chaque morceau est une petite histoire qui happe par sa douceur et charme par la voix de l’interprète. L’on est transporté dans une Bretagne mystique, nocturne, fleurie et triste, avec pour seules limites l’océan et le ciel, comme autant de promesses.

Étrangement apaisant malgré la présence de la mort et du temps qui passe inéluctablement, on retrouve des thèmes récurrents d’un morceau à l’autre, mais avec des nuances. L’amour et la mort ne sont jamais loin l’un de l’autre. Parfois à parts presque égales, parfois non. On y croise des femmes fortes, à l’image de la fiancée, dont le destin trouve parfois une fin heureuse (Ballerina sautillante, Jardin secret comme une Alice au Pays des Merveilles, La fille du Miroir ou encore Emmène moi et son héroïne éprise de liberté). Leur sort peut également s’avérer tragique : Entendez-vous une supplique nocturne aux divinités païennes, Tristes noces et son amour bafoué

La harpe toujours très présente (Emmène-moi, La Lettre et Tristes noces) est accompagnée d’une multitude d’autres instruments : cordes, percussions apportant en modernité baroque à l’ensemble ce quelle perd en celtisme. 

Le carnet accompagnant l’album retranscrit toutes les chansons (parfois avec des coquilles comme dans Jardin Secret)  ce qui permet d’en apprécier la poésie et la qualité d’écriture et les illustre avec un romantisme celtique certain.

Ce nouvel album, n’est peut-être pas novateur par rapport à ses précédents opus, mais bien écrit et agréable. On se laisse porter par les contes de la harpiste à la chevelure flamboyante.

Informations pratiques :

Cécile Corbel, La Fiancée, Polydor, Octobre 2014, 20€

Visuel : couverture de l’album

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

One thought on “Cécile Corbel « La Fiancée »”

Commentaire(s)

  • Bonjour,
    Douce et pourtant puissante,
    c’est beau
    Cordialement

    décembre 27, 2014 at 4 h 53 min

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