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« Ya bon Banania », revu et corrigé par Pap Ndiaye

19 avril 2010 | PAR Cecile David

L’historien Pap Ndiaye investit le quai Branly le jeudi 27 mai à partir de 18h30. Le spécialiste de la question coloniale nous livre son savoir et nous invite à réfléchir autour du célèbre cliché « Ya bon Banania ».

Un archétype appréhendé au travers de l’histoire mondiale de la colonisation

« Ya bon Banania », l’expression fait désormais partie du patrimoine culturel français. Loin de choquer les jeunes enfants devant leur bol de chocolat chaud,  le slogan les fait rire. Une phrase choc qui fonctionne, un bon coup markeeting. Et oui, dans le monde de la pub l’exotisme est vendeur.
Aujourd’hui les chercheurs s’interrogent sur cette forme de stigmatisation des anciens peuples colonisés. L’université populaire du quai Banly tente de comprendre et de lutter contre cette tendance qui consiste à réduire à des « images simples des phénomènes complexes. »
Au programme, 4 conférences autour des archétypes d’origine coloniale ont été planifiées au quai Branly. Pap Ndiaye succèdera à Serge Therkézoff et la question Vahiné (jeudi 15 avril) ainsi qu’à Catherine Clément qui intervient ce jeudi à propos de la Bayadère, l’un des plus grand ballet du Russe Marius Petipa. Anne-Christine Taylor clôturera le débat le 17 juin autour de l’indien Jivaro, popularisé par les récits d’exploration et les films d’aventures.

Un invité de marque

Maître de conférences à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), membre du Centre d’études nord-américaines et du comité de rédaction de la revue « L’Histoire », Pap Ndiaye est un intellectuel de haut niveau. Après avoir suivi des études à l’Ecole normale supérieure, il devient agrégé d’histoire et titulaire d’un doctorat de l’Université de Pennsylvanie. La famille Ndiaye semble être né pour briller. Sa sœur n’est autre que Marie Ndiaye, prix Goncourt 2009 pour « Trois femmes puissantes ».

Quant à lui, le chercheur s’interroge sur les discours et pratiques de discrimination raciale dans les firmes d’assurances-vie américaines au XXe siècle, ainsi que sur diverses questions relatives aux populations noires des États-Unis et de France. « La Condition noire. Essai sur une minorité française » (Calmann-Lévy, 2008) est l’un de ses ouvrages les plus médiatisés.

Pap Ndiaye est un grand défenseur du concept de négritude élaboré par Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire. Sa théorie se veut optimiste quant à l’avenir des peuples noirs. « Il faut absolument voir les choses dans une dynamique historique, on ne reste pas minoritaire éternellement. Heureusement… » (Propos recueillis par Thomas Yadan pour Evene.fr – Juin 2008 ) Poursuivez le débat le jeudi 27 mai.

Musée du quai Branly
37, quai Branly
75007 – Paris
Tél : 01 56 61 70 00

 

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