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Livres : « Madame Figaro » dévoile ses quatre héroïnes de l’année

Livres : « Madame Figaro » dévoile ses quatre héroïnes de l’année

08 juillet 2015 | PAR Elodie Schwartz

Lors d’une cérémonie organisée mardi 30 juin à l’Hôtel Raphaël, Valérie Toranian, Alysia Abbott, Angelika Klüssendorf et Marceline Loridan-Ivens ont reçu chacune dans leur catégorie le Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro. Retour sur le sacre des quatre héroïnes de l’année selon le magazine.

Le Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro a été remis le mardi 30 juin à Hôtel Raphaël en plein cœur de Paris. Patrick Poivre d’Arvor, président du jury, et Anne-Florence Schmitt, directrice de la rédaction de Madame Figaro, ont mis à l’honneur quatre écrivains dans les différentes catégories.

Pour la catégorie « Roman Français », c’est Valérie Toranian avec L’étrangère paru chez Flammarion qui a remporté le prix. Ce récit autobiographique raconte l’histoire de sa grand-mère prénommée Aravni : de son enfance durant le génocide arménien de 1915 jusqu’à la grand-mère aimante et intransigeante qu’elle est devenue. « L’étrangère rapporte le témoignage de sa grand-mère Aravni, survivante du génocide arménien. Un portrait très touchant, qui illustre bien comment, cent ans après, la douleur et la mémoire habitent encore les familles arméniennes en diaspora. » rapportions-nous dans notre critique

Dans la catégorie « Biographie/Document », le jury a décerné son prix à Alysia Abbott pour Fairyland paru chez Globe. L’histoire se résume dans le sous-titre du roman : « un poète homosexuel et sa fille à San Francisco dans les années 1970 ». Comme le confie LivresHebdo, l’auteure raconte son enfance auprès de son père Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, qui emménage en 1974 dans le centre névralgique de la culture hippie à San Francisco, alors qu’elle a deux ans et qu’elle vient de perdre sa mère. Une histoire bouleversante qui devrait faire l’objet d’un film réalisé par Sofia Coppola.

Le prix du « Roman Étranger » a quant à lui été décerné à Angelika Klüssendorf pour La fille sans nom (Presses de la cité) traduit de l’allemand par François et Régine Mathieu. Ce roman raconte l’histoire d’une fille livrée à la fureur destructrice d’une mère infantile et sadique. « La fille sans nom aurait pu s’appeler Oliver Twist » a déclaré Marie Rogatien dans le Figaro Magazine.

Un Prix Spécial

Le Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro ne couronne que trois romans dans trois catégories. Mais cette année, le jury composé de Rachida Brakni, Isabelle Giordano, Virginie Ledoyen, Pierre Lescure, Alex Lutz, Nathalie Rykiel, Olivier Saillard, Bernard Babkine de Madame Figaro et cinq lectrices du magazine a décidé de marquer le coup. Il a ainsi décerné un Prix Spécial à Marceline Loridan-Ivens pour son livre Et tu n’es pas revenu (Grasset). Dans ce texte qui a déjà remporté le prix Lilas, la cinéaste, déportée alors qu’elle était adolescente, écrit une lettre à son père disparu à Auschwitz.

Visuels : © Couvertures officielles des romans / Wikipédia / Amber Davis Toularentes

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