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Le Salon du livre jeunesse de Montreuil : la belle énergie du Nous

Le Salon du livre jeunesse de Montreuil : la belle énergie du Nous

07 décembre 2021 | PAR Elise Vincent

La 37e édition du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil vient juste de refermer ses portes, après six jours tambour battant. Retour sur un événement majeur de la scène littéraire pour la jeunesse.

Après une année 2020 en distanciel, l’édition 2021 du Salon de Montreuil était très attendue. Le thème choisi était « NOUS ». Nous revoir, nous retrouver, nous rencontrer. Et ça faisait sens.

Exposition L’Usine à NOUS

 

Six jours. Deux étages. 400 exposants. Plus de 1 000 dédicaces. Près de 151 000 visiteurs. Un programme monstre. Une belle énergie. Une effervescence folle. Une grande célébration aux airs de retrouvaille avec le public et entre professionnels.

Dans ce vivier culturel, nous avons vogué de stands en stands. Il serait fastidieux de relater toutes nos découvertes. Une chose est sûre : nous ne savions plus où donner de la tête face à la diversité des initiatives et des ouvrages présentés.

Multiple nous

Le Nous qui a résonné pour nous était tout à la fois singulier et pluriel. Singulier, à travers des projets éditoriaux originaux et/ou engagés. On pense notamment aux démarches plasticiennes fortes valorisées dans certains ouvrages des éditions du Rouergue, tels que les albums de l’auteure et illustratrice Natali Fortier, présente en dédicace le lundi 6 décembre (Pas l’ombre d’un loup, Forêt noire…).

On songe également à la maison d’édition Talents Hauts qui présentait, entre autres, sa collection « Les Plumées » ; des livres qui redonnent voix à des écrivaines dont les textes n’ont pas été valorisés lors de leur première parution (Judith Gautier, Renée Vivien, Marguerite Audoux…).

Pluriel, dans la dimension d’ouverture sur le monde, les démarches inclusives et solidaires. On retient la mise en place des bibliothèques de rue par l’association ATD Quart Monde France, qui lutte contre la pauvreté. Par cette action, le livre est utilisé comme passerelle du vivre ensemble.

Nous avons aussi porté notre attention sur Les Doigts qui rêvent. Présente dans le paysage éditorial depuis le début des années 1990 avec des médiations et une ligne en faveur des enfants malvoyants et non-voyants, la maison d’édition fabrique des ouvrages adaptés, non seulement par le biais du braille mais aussi en proposant des illustrations adaptées. L’équipe participait notamment à la table ronde sur l’accessibilité à la lecture et le handicap le lundi 6 décembre.

Un programme riche, dense et varié. Des histoires écrites, dessinées, contées… Et quelques étoiles qui brillaient plus fort que d’autres. Sans oublier les Pépites dont nous vous avons déjà dévoilé le palmarès…

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Visuel : affiche de l’événement SPLJ

Photographie L’Usine à nous © Elise Vincent

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Elise Vincent
Diplômée d'un master 1 en cinéma et d'un master 1 en littérature jeunesse, Elise Vincent est passionnée par les littératures de l'imaginaire et jeunesse. Artiste, elle expose ses oeuvres oniriques (peinture, photographie) depuis 2011. Egalement auteur, elle a publié des textes courts et articles en revues et ouvrages collectifs, ainsi qu'une biographie en coécriture aux éditions Jacques Flament en 2015. Elle a rejoint l'équipe de Toute la Culture en septembre 2021 et propose principalement des articles autour de la littérature.

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