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[Live-Report] : Le Public à l’honneur à la foire du livre de Bruxelles

[Live-Report] : Le Public à l’honneur à la foire du livre de Bruxelles

10 mars 2013 | PAR Yaël Hirsch

Du 7 au 11 mars, la 43e édition de la foire du livre s’est installée le long du canal, dans un des anciens bâtiments industriels du complexe de Tour & Taxis. Foire largement francophone, orientée vers les lecteurs venus rencontrer leurs écrivains préférés, et mettant l’accent sur la BD, ce salon du livre bruxellois est un vrai rendez-vous pour ceux qui aiment lire. Compte rendu de notre petite visite de ce samedi 9 mars 2013.

Alors que dans la ville s’étalaient d’irrésistibles affiches annonçant que lorsque « Shakespeare a vu Cendrillon, il est tombé amoureux » ou que « Quand Alice est rentrée du pays des merveilles, elle a tout raconté à Magritte », l’entrée dans la 43e édition de la foire du livre de Bruxelles, se fait comme pour n’importe quel salon, dans le bruissement d’une foule affairée. Mais à l’intérieur des 17 500 m² dédiés aux livres, où plus de 1 000 éditeurs se sont réunis, l’atmosphère se détend. Les arts numériques sont représentés, l’on découvre certaines maisons 100 % belges comme les éditions Louise Wilquin qui publient une vingtaine de titres de fiction par an sous d’élégantes couvertures blanches, avec une vocation très européenne. Enfin, le soir, les éditeurs, le « club littéraire » et le salon lui même ont tous des espaces où les professionnels du monde du livre et des médias viennent débattre devant le public.

Parmi les spécificité de ce salon, il y a la gourmandise. Depuis le café gourmand de la librairie Filigranes, une bonne odeur de gaufre se répand en hall 4. Il est 14heures  passé et l’on voit la foule se presser sur certains stands pour rencontrer leurs auteurs préférés. Du côté de chez Gallimard, David Foenkinos qui vient de sortir « Je vais mieux » accueille ses fans avec le sourire. Du côté de chez Albin Michel, c’est carrément l’émeute pour Amélie Nothomb qui prend son temps, sirote son champagne et voit arriver une kyrielle de brunes qui imitent l’excentricité de ses chapeaux.

 

Les stands de Dargaud, Glénat, Kana sont pris d’assaut.  De côté des livres israéliens, le dessinateur né en Belgique, Kichka dessinait chacun de ses autographes dans son dernier opus, l’émouvant « Deuxième génération« .

Si cette année le Polar et les écrits meurtriers » étaient à l’honneur de la foire, en ce samedi après-midi, en présence des adolescents et des petits, le dessin était vraiment à l’honneur, notamment à travers un grand « imaginarium » mettant en avant des éditeurs indépendants de BD et ouvrant sur un espace de projection de dessin permettant une véritable expérience sensorielle pleine de « SHEBAM ! POW ! BLOP ! et WIZZ ! ».

Et l’on repart sur une bulle typiquement belge, puisqu ‘on ne nous offre pas de brochure à la sortie mais bien une petite bouteille de bière, savamment brassée…

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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