Fictions
« La Nuit en Vérité » : Véronique Olmi de retour avec un touchant duo mère-fils

« La Nuit en Vérité » : Véronique Olmi de retour avec un touchant duo mère-fils

20 août 2013 | PAR Yaël Hirsch

L’auteure de « Bord de mer » (2011) et de « Nous étions faits pour être heureux » (2012) fait partie de la jolie cuvée de la rentrée 2013 chez Albin Michel. A la hauteur de la poésie de son titre « La nuit en vérité » brosse le portrait d’un duo tendre entre une mère d’à peine trente ans et de son fils qui arrive à l’âge de l’adolescence. Très émouvant.

[rating=4]

veronique olmi la nuit en véritéLiouba a eu Enzo très jeune. Ce petit garçon est pour elle à la fois un accident et un cadeau. Mais à l’orée de l’adolescence, l’enfant voit de grands changements arriver : les camarades se moquent de ses origines russes, de son surpoids de taille et surtout, ce doux rêveur qui passe son temps à lire se met à parler à voix haute en classe. Il signe lui-même son carnet de correspondance, pour protéger sa mère. En effet, très sensible et masquant pour lui une certaine mélancolie, Liouba fait le ménage pour son fils, afin de lui assurer de belles études. Leur relation change du jour au lendemain, quand le « petit » demande à dormir dans une chambre à part.

Vivant, tendre et sensible, ce duo mère-fils plein d’amour et d’incompréhension touchera un large public, tant la pertinence des questions du fils et la fierté du passé de russe blanc de la mère sonnent juste. Un très beau roman, à placer en tête des gondoles de la rentrée 2013.

Véronique Olmi, « La nuit en vérité », Albin Michel, 310 p., 19 euros. Sortie le 22 août 2013.

« Ce samedi-là, Liouba n’alla pas danser. Et l’enfant ne savait pas si elle avait peur d’amener un type dans sa nouvelle chambre ou si elle ne voulait plus mettre ses chaussures tordues. Elle ne donna aucune explication simplement elle se planta devant la télé et regarda les gens-qui-riaient-tout-le-temps. Cela faisait un étrange contraste, son air impassible face à ceux qui s’étranglaient de rire. » p. 115.

Toutes nos critiques de la Rentrée littéraire 2013.

Mort de Henri Debs, grande figure du zouk
Philippe Jaroussky reprend le répertoire de Farinelli
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *