Fictions
Beata Umubyeyi Mairesse remporte le Prix des Cinq continents

Beata Umubyeyi Mairesse remporte le Prix des Cinq continents

29 janvier 2021 | PAR Lise Ripoche

L’édition 2020 du Prix des cinq continents récompense l’autrice Beata Umubyeyi Mairesse pour son roman Tous tes enfants dispersés. Le prix lui sera remis à Paris, au siège de l’OIF, dans le courant du mois de mars, en marge de la Journée internationale de la Francophonie, le 20 mars 2021.

 

La diversité d’une langue

Créé par l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) en 2001, le Prix des cinq continents s’est donné pour but de mettre en valeur la richesse et la diversité culturelle des écrivains de langue française. Il promeut une littérature française ouverte sur le monde à travers les oeuvres d’auteurs issus des cinq continents. Le prix a déjà participé au succès d’écrivains talentueux comme Fawia Zouari pour Le Corps de ma mère (2016), et Kamel Daoud, pour Meursault, contre-enquête (2014) ou Geneviève Damas, Si tu passes la rivière (2012).

 

« Parler depuis »

Jusqu’alors, elle n’écrivait que des nouvelles, et des poésies en prose; formats courts, proches des arrêts sur images, de brèves rencontres, de petits tableaux littéraires. C’est avec son premier roman, Tous tes enfants dispersés, que l’écrivaine franco-rwandaise a séduit le prestigieux jury du prix. Ce roman est une fresque historique qui entremêle le vécu de trois générations. Il relate la relation de l’histoire familiale et intime aux événements géo-politiques, les conséquences d’une de ces Histoires avec sa « grande hache » qui bouleverse les vécus individuels. Il s’agit dès lors de « repriser les lambeaux » et de « parvenir à transmettre »; par-delà le silence « réenchanter les mots » grâce à la littérature, explique l’autrice dans une interview pour Mollat. Entre le Sud du Rwanda et Bordeaux, le roman se structure autour de la question centrale des identités métissées; interroge la manière de s’approprier et d’habiter son identité. L’écrivaine y aborde aussi la question de la rencontre des fantasmes et de l’incommunicabilité du vécu. Chacun parle de cet ailleurs imaginaire, mais parle depuis ce qu’il est; les mots peuvent-ils permettre la rencontre ? 

« Ode aux mères persévérantes, à la transmission, à la pulsion de vie qui anime chacun d’entre nous, Tous tes enfants dispersés porte les voix de trois générations tentant de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d’aujourd’hui », note l’éditeur.

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