Cinema

Le Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec revient pour une huitième édition

Le Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec revient pour une huitième édition

05 novembre 2019 | PAR Donia Ismail

Au cinéma Le Trianon à Romainville, plus d’une quarantaine de films défileront sous les yeux attentifs du public. Une invitation au voyage, à ne pas manquer! 

 

Huitième édition pour le Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec. « C’est fou comme le temps passe vite ! », constate Annie Thomas, programmatrice de l’événement. Du 8 au 19 novembre, le FFFA investit le cinéma du Trianon en Seine-Saint-Denis. Une large programmation de films, certains présentés à Cannes d’autres inédits, est projetée dans cette salle obscure, au prix de 3€50. Certains soirs, ils seront précédés de concerts de musiques et même spectacle de stand up. Abordable et qualitatif. Parfait pour découvrir ces cinémas arabes, que l’on peine à trouver dans nos salles françaises.

« Une représentation plus juste »

Annie Thomas insiste bien sur cela. Les cinémas arabes et non le cinéma arabe. « Il y a une diversité intense que l’on ne peut pas négliger, insiste-t-elle. Utiliser le singulier n’a aucun sens. On ne parle pas de cinéma européen que je sache! » Cette pluralité reste l’une des clés de voûte du festival. Chaque pays à sa spécificité. Le cinéma égyptien n’est pas le seul à exister. En réalité, il est de moins en moins présent. « La Tunisie, le Maroc et l’Algérie sont devenus d’importants viviers cinématographiques », explique Annie Thomas. En témoignage, l’abondance de films tunisiens sélectionnés pour cette 8e édition. « Il a fallu en enlever! ».

Cette année, la mission reste la même. Proposer une représentation plus juste de ces histoires. Donner la possibilité aux acteurs de ces pays de se réapproprier leur narration. Et surtout, faire dialoguer les deux rives. Un défi qui est relevé haut la main chaque année.
Une nouveauté? La présence exponentielle des réalisatrices, pour le bonheur d’Annie Thomas. « On ne le fait pas exprès. C’est juste qu’il y a de plus en plus de femmes derrière la caméra. C’est une chance! »

« Des questionnements infiniment actuels »

Comme à son habitude, le FFFA mélange mastodontes et films plus discrets, « que nous avons trouvés dans des festivals étrangers. » Une sélection qui reflète « des questionnements infiniment actuels ». Du retour des enfants de Daesh avec Exfiltrés de Emmanuel Hamon, au hirak algérien (les manifestations qui agitent le pays depuis le 22 février, ndlr) comme décor de Vendredi est une fête de Samir Ardjoum, en passant par le poids du patriarcat dans la société tunisienne avec Noura Rêve de Hinde Boujemaa. Une petite préférence pour le délicieux Good Morning de Bahij Hojeij, qui promet d’être un succès. Sans oublier, un voyage dans le passé avec Le Taxi de l’amour de Niazi Moustafa, « un bonbon acidulé ». L’occasion de (re)voir ce chef-d’oeuvre en grand écran.

L’un des rendez-vous attendus, la révélation du cinéma algérien, Mounia Meddour et son film électrique Papicha. Mais aussi le documentaire coup de poing Pour Sama, qui reste « le film à ne surtout pas manquer », selon Annie Thomas. « On y voit l’exil comme on ne l’a jamais vu. La guerre atroce en Syrie. Et l’Art comme moyen de s’y échapper. On en ressort changé. »

Une quarantaine de films en douze jours. Ça promet ! Il vous reste encore quelques jours pour éplucher la programmation. Annie Thomas a hâte, même s’il persiste une once d’appréhension. « Le public va-t-il apprécier les films qui nous ont fait voyager? » Réponse le 8 novembre.

 

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Donia Ismail

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