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Soirée d’ouverture réussie au Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec

Soirée d’ouverture réussie au Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec

10 novembre 2018 | PAR Donia Ismail

Vendredi soir s’ouvrait la septième édition du Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec au cinéma Trianon en banlieue parisienne. Toute La Culture y était !

Un petit bout du monde arabe s’est installé en banlieue parisienne, à Noisy-le-Sec. Vendredi soir, dans la salle du Trianon pleine à craquer, s’ouvrait la septième édition du Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec. Devant un parterre de curieux et d’invités, dont une délégation jordanienne, partenaire officiel du festival, le maire de Noisy-le-Sec Laurent Rivoire, accompagné de la marraine du festival Saphia Azzeddine, à l’origine de ce projet, s’est exprimé quant à l’importance de ce festival « généreux, riche et éclectique » qui « célèbre la pluralité des regards sur ce monde ». C’est bel et bien la marque de fabrique de cet événement : tisser des ponts entre les cultures afin de montrer un regard neuf sur cette région du monde, à laquelle on impute trop injustement bon nombre de clichés et de stéréotypes.

Aussi, il représente une initiative plus qu’honorable qui chaque année met en lumière des longs et courts-métrages capables de dépeindre d’un coup de caméra la situation politico-sociale du Moyen-Orient. Avec un seul but, réhabilitez la parole du réalisateur comme témoin de son époque.

Le plat de résistance

Après la cérémonie d’ouverture formelle où chaque membre de l’équipe d’organisation et la programmation étaient présentés brièvement, l’heure de la projection est arrivée. Ou plutôt des projections. Les lauréats du prix du jury au FFFA d’Amman 2018 ont présenté en avant-première leurs courts-métrages. D’un côté le poignant Fatima de Omar Rammal qui suit une réfugiée syrienne de 15 ans dans un camp à la frontière entre la Syrie et la Jordanie, contrainte de travailler dans un champ pour survivre. De l’autre, Faith un film intimiste à l’humour sensible, réalisé par un trio d’étudiantes jordaniennes en cinéma, qui nous transporte dans la tête d’un garçon qui a dû mal à communiquer avec ses parents « une situation commune, que nous avons tous expérimentés » admet l’une des réalisatrices, Yasmeen Nowar.

Puis vient le temps du plat de résistance : la projection de 17 de Widad Shafakoj « Un ‘les yeux dans les Bleus’ version jordanienne » ironise le maire. Et c’est bien de ça qu’il s’agit. En 2016, la Jordanie est le premier pays de la région à recevoir dans ses terres la coupe du monde de football féminin des moins de 17 ans. C’est un événement dans la région, surtout que la Jordanie était le pays hôte, son équipe était d’office qualifiée. Widad Shafakoj, caméra à la main, suit ce groupe de filles, d’horizons différents, en proie à des doutes, des peurs, de la joie, quelques mois avant le coup d’envoi. On voit sur le visage de ces joueuses le stresse de représenter leur pays, l’épuisement de séances d’entrainement beaucoup trop longues et intenses, et surtout les étoiles dans les yeux à l’idée de participer à une telle compétition. Un film honnête et touchant d’une beauté rare.

Retrouvez la programmation complète, les projections et rencontres avec les réalisateurs sur le site internet du festival.

Visuel : affiche du festival

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Donia Ismail

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