Cinema

[Cinemed, jour 1] « Tour de France » bienveillant en ouverture

[Cinemed, jour 1] « Tour de France » bienveillant en ouverture

22 octobre 2016 | PAR Yaël Hirsch

C’est sous la présidence d’une Aurélie Filippetti nouvellement maman et visiblement très heureuse d’être là que s’est ouverte la 38e édition du Festival Cinemed, ce vendredi 21 octobre 2016. Le directeur du Festival, Christophe Leparc, a choisi la bienveillance du road-movie Tour de France de Rachid Djaïdani (lire notre chronique à la Quinzaine des réalisateurs) pour ouvrir l’événement sur de jolis sentiments, au Corum. Live-Report.

Après quelques heures de soleil fort et un café dans le joli jardin de La Panacée, c’est élégants que les rédacteurs de Toute La Culture sont entrés au Corum, vers 19h30 pour rencontrer les équipes d’un Festival plus énergique que jamais. Avec Sergi Lopez et les frères Larrieu en invités spéciaux et Laetitia Casta en Présidente du jury, cette 38e édition est sexy, voir sexuelle ce que montrait bien le petit film de bienvenue réalisés par des étudiants locaux. Et de la chaleur, il y en a eu dans cette soirée d’ouverture sobre et tout sourire, avec sur toutes les lèvres des félicitations pour la toute nouvelle maternité de la nouvelle Présidente, Aurélie Filippetti, des salutations de cette dernières à tous les scolaires de la région, qui remplissaient tous les foyers de cinéphilie de l’immense auditorium Berlioz et avec une entrée en scène très « flow » de l’équipe du film d’ouverture. Sadek, héros du film de Rachid Djaïdani a scandé l’arrivée sur scène de son réalisateur et de sa productrice, venus -sans surprise- sans Depardieu. Djaïdani a ponctué son discours bref et venant du coeur par une déclaration d’amour et d’admiration à Sergi Lopez.

Le film a alors débuté, road-movie touchant entre Serge, un vieux monsieur bougon qui fait le tour des ports de France pour peindre les 10 que Vernet a immortalisé, deux cent cinquante ans avant et Farouk, un jeune rappeur que son talent a mis en bisbille avec des collègues de la cité et qui part au vert avec le vieux de son producteur pour se faire un peu oublier. Le résultat n’échappe pas aux clichés attendus et Tour de France manque vraiment d’un scénario. Les mots manquent pour décrire autre chose que le développement binaire qui mène des préjugés à l’affection, et ce, même dans des chansons. Quelques scènes fonctionnent néanmoins, porteuses d’émotion, notamment l’irremplaçable Depardieu slamant ou chevauchant avec ses 200 kilos comme un char de la gay pride une remorque de moto dans le port de Marseille. Si certains restent dubitatifs sur la profondeur du film, le public, lui, a adoré et offert une standing ovation au jeune rappeur plein de grâce Sadek et au jeune réalisateur authentiquement bienveillant. Un bon film d’ouverture, donc créant des passerelles entre les mers et du lien social autour de la figure tutélaire de Depardieu.

Rendez-vous demain pour un premier jour de compétition qui devrait comporter quelques éléments sexys comme une plage nudiste en Grèce et aussi les beaux yeux bleus d’Isabelle Adjani, présente pour parler de Carole Mathieu, son nouveau film.
visuels : YH

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Clément Cogitore, Lauréat du 18e Prix Fondation d’entreprise Ricard
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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