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Sorties cinéma de la semaine du 28 Mai

Sorties cinéma de la semaine du 28 Mai

28 mai 2014 | PAR Alexander Mora-Mir

Une semaine cinéma faible en grosses productions américaines, on navigue entre plusieurs films venus des quatre coins de la planète. Une semaine riche, propre à la découverte.

On commence évidemment par la sortie de Maléfique, de Robert Stroomberg, une énorme production des studios de Disney pour une modique somme de 200 millions de dollars. Maléfique est une belle jeune femme au coeur pur qui mène une  vie idyllique au sein d’une paisible forêt dans un royaume où règnent le bonheur et l’harmonie. Un jour, une armée d’envahisseurs menace les frontières du pays et Maléfique, n’écoutant que son courage, s’élève en féroce protectrice de cette terre. Dans cette lutte acharnée, une personne en qui elle avait foi va la trahir, déclenchant en elle une souffrance à nulle autre pareille qui va petit à petit transformer son coeur pur en un coeur de pierre. Bien décidée à se venger, elle s’engage dans une bataille épique avec le successeur du roi, jetant une terrible malédiction sur sa fille qui vient de naître, Aurore. Mais lorsque l’enfant grandit, Maléfique se rend compte que la petite princesse détient la clé de la paix du royaume, et peut-être aussi celle de sa propre rédemption…
Vu la somme astronomique injectée, ce film semble visuellement bluffant, il est très original de prendre l’angle de la sorcière (de la Belle au bois Dormant) dont on ne connaît rien, brillamment incarnée par Angelina Jolie.

Amelle Chahbi signe Amour sur place ou à emporter avec Noom Diawara (vu dans Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu). Amelle et Noom sont deux jeunes trentenaires que tout oppose et que le destin va réunir. ELLE sérieuse, manager au Starbucks, dynamique et LUI en dilettante, malin, et apprenti comique. Tous deux victimes de déceptions amoureuses, ils ont juré qu’on ne les y prendra plus. Alors comment faire quand malgré tout ces contraires s’attirent ? Un jeu de séduction se met alors en place pour notre plus grand bonheur. Mais tout n’est pas si rose, les familles, les amis, les collègues s’en mêlent, les guerres sont déclarées, les brouilles explosent. Pris entre les racines de leur éducation et le feu de leurs sentiments, quel camp vont-ils choisir ? L’amour triomphera-t-il ? Une chose est sure, ils nous feront passer un bon moment de franche rigolade et d’émotions…
Une comédie « déjà vu », le côté on se déteste puis on s’aime est très prisé en France, ce qui rend le sujet redondant, d’autant plus que ce film s’approprie encore clichés des sexes et de la couleur de peau.

Le vieux qui ne  voulait pas fêter son anniversaire est une comédie Suédoise inattendue.
Le jour de son 100ème anniversaire, un homme s’échappe de sa maison de retraite pour une cavale rocambolesque, certain qu’il n’est pas trop tard pour tout recommencer à zéro. Débute alors une aventure inattendue et hilarante aux côtés d’un escroc, d’un vendeur de hot-dogs, d’une rousse et d’un éléphant…
Un scénario original drôle et touchant à la fois, qui peut en attirer plus d’un. C’est une belle métaphore de la vie, la vieillesse n’étant pas synonyme de handicap. On peut encore faire des choses, différentes même. Une belle découverte.

La Liste de mes envies de Didier le Pêcheur est une petite comédie qui ne prend pas de risque, dont l’idée en résumé est que devient-on si l’on gagne le jackpot. Lorsque la petite mercière d’Arras découvre qu’elle a gagné 18 millions à la loterie et qu’elle peut désormais s’offrir tout ce qu’elle veut, elle n’a qu’une crainte : perdre cette vie modeste faite de bonheurs simples qu’elle chérit par-dessus tout. Mais le destin est obstiné, et c’est en renonçant trop longtemps à cette bonne fortune qu’elle va déclencher, bien malgré elle, un ouragan qui va tout changer. Tout, sauf elle. Une idée qui pouvait faire fantasmer ceux qui veulent gagner le gros lot, mais le film semble relativement plat, presque ennuyeux. C’est avec Mathilde Seigner et Marc Lavoine.

Les drôles de poissons-chats de Claudia Sainte-Luce est un drame mexicain. Claudia a 22 ans et vit seule dans une grande ville du Mexique. Une nuit, elle atterrit aux urgences pour une crise d’appendicite. Elle se lie d’amitié avec Martha, qui occupe le lit voisin. Martha a 46 ans, 4 enfants, et une inépuisable joie de vivre. A sa sortie de l’hôpital, Martha invite Claudia à habiter chez elle. D’abord désorientée par l’organisation chaotique de la maisonnée, Claudia trouve progressivement sa place dans la tribu. Et tandis que la santé de Martha s’affaiblit, le lien de Claudia avec chaque membre de la famille se renforce jour après jour.
Une histoire tragique dissimulée par l’amour d’une famille. A l’air très touchant, à tenter avec le moral.

Caricaturistes, fantassins de la démocratie est un documentaire réalisé par Stéphanie Valloatto.
12 fous formidables, drôles et tragiques, des quatre coins du monde, des caricaturistes, défendent la démocratie en s’amusant, avec, comme seule arme, un crayon, au risque de leurs vies. Ils sont: français, tunisienne, russe, mexicain, américain, burkinabé, chinois, algériens, ivoirien, vénézuélienne, israélien et palestinien.
Un documentaire intelligent qui nous fait découvrir le monde expressif, très expressif de la caricature. Son importance est mise en avant, et remet en cause notre bien le plus précieux : la liberté. A voir.

L’Ile de Giovanni de Mizuho Nishikubo est un film qui est dans la lignée du dernier Myazaki Le Vent se lève. Bouleversant, poétique et visuellement d’une grande beauté.
1945 : Après sa défaite, le peuple japonais vit dans la crainte des forces américaines. Au nord du pays, dans la minuscule île de Shikotan, la vie s’organise entre la reconstruction et la peur de l’invasion. Ce petit lot de terre, éloigné de tout, va finalement être annexé par l’armée russe. Commence alors une étrange cohabitation entre les familles des soldats soviétiques et les habitants de l’île que tout oppose, mais l’espoir renaît à travers l’innocence de deux enfants, Tanya et Jumpei…

Ugly est un thriller indien de Anurag Kashyap. Rahul et Shalini, les parents de Kali, 10 ans, sont divorcés. La fillette vit désormais avec sa mère et son beau-père, Shoumik, responsable d’une brigade de la police de Bombai. Un samedi, alors que Kali passe la journée avec son père Rahul, elle disparaît… Film surprenant, pointant du doigt une Inde rongée par la corruption, mettant en avant la cupidité de l’homme.

Ton absence de Daniele Luchetti est un drame italien. 1974, à Rome, Guido est un artiste qui aimerait faire partie de l’avant garde contemporaine mais sa femme, Serena, qui l’aime passionnément, a du mal à accepter son art et surtout son intérêt pour ses modèles… Leurs fils, Dario et Paolo, 10 et 5 ans, sont les témoins de leur irrésistible attraction, de leurs échecs, de leurs trahisons, de leurs perpétuels marchandages amoureux…

Je te survivrai de Sylvestre Sbille est une Comédie franco-belge. Joe, 40 ans, est aussi horripilant qu’attachant… Un agent immobilier en pleine possession de ses moyens, capable de vendre une masure pour le prix d’un château, mais un désastre complet en ce qui concerne les sentiments, le mariage ou la paternité. Propriétaire d’une grande maison en pleine campagne, Joe déteste de tout son cœur sa vieille voisine. Sa masure croulante, son potager en friche, son troupeau d’animaux pouilleux… Tout cela emplit Joe d’une frustration haineuse.
En plus, Blanche semble dotée de la vie éternelle. Et déteste son voisin en retour.
À bout de nerfs, Joe, décide de descendre dans le puits qui alimente la pompe de la vieille voisine. Mais son échelle de corde casse. Il se retrouve seul, avec une bière et un téléphone sans réseau. Personne ne sait où il est. Personne sauf… Blanche.

Johnny s’en va-t-en guerre est un drame américain de Dalton Trumbo. Durant la Première Guerre mondiale, un jeune soldat est blessé par une mine : il a perdu ses bras, ses jambes et toute une partie de son visage. Il ne peut ni parler, ni entendre, ni sentir mais reste conscient. Dans la chambre d’un hôpital, il tente de communiquer et se souvient de son histoire. Un vrai film antimilitariste comme on voit souvent aux Etats-Unis, traité toutefois de manière originale et poignante.

Etre et devenir est un documentaire français de Clara Bellar qui traite de l’éducation, l’apprentissage de l’enfant.
Être et devenir propose, pour la première fois sur grand écran, des récits d’expériences et des rencontres qui explorent le choix de ne pas scolariser ses enfants, de leur faire confiance et de les laisser apprendre librement ce qui les passionne. Le chemin de découverte de la réalisatrice nous emmène à travers quatre pays, les Etats-Unis, l’Allemagne (où il est illégal de ne pas aller l’école), la France et l’Angleterre. Ce film est une quête de vérité sur le désir inné d’apprendre.

Dialogue métaphysique de la matière entre Anish Kapoor et James Lee Byars
Arts Factory expose André Perlstein
Alexander Mora-Mir

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