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L’agenda cinéma de la semaine du 27 septembre

L’agenda cinéma de la semaine du 27 septembre

27 septembre 2017 | PAR Guillaume Laguinier

Pour les amateurs de cinéma le mercredi est un jour béni. Mais au milieu de tous ces longs-métrages qui font leur apparition dans les salles, difficile de faire son choix. Heureusement, Toute La Culture est là pour vous aiguiller !

Un beau soleil intérieur, de Claire Denis

Il est difficile d’arriver à ses fins quand on cherche quelque chose, ici quelqu’un, sans savoir ni où, ni comment, ni même s’il existe…La tâche paraît d’autant plus ardue quand on a, en plus, la cinquantaine passée, et une vie affective (et familiale) déjà bien engagée. Voilà de quoi se mettre du bleu à l’âme.

Claire Denis et Christine Angot ont travaillé depuis l’entrée « Agony » du Fragment d’un discours amoureux, pour relater, justement, l’agonie affective dans laquelle se perd Isabelle, une quinquagénaire en quête du grand amour, du vrai. Juliette Binoche, brillante, trône en haut d’un casting  subtilement dirigé.

Stupid Things, de Amman Abbasi 

Ce film marque une franche volonté, au milieu de la kyrielle de productions du genre, d’affirmer sa différence. Car oui, Stupid Things est une histoire de gang, de jeunes âmes perdues réunies par leur vie gâchées. Dayveon, 13 ans, perd son grand frère. Il partagera bientôt le quotidien d’une bande de quartiers, les Blood, qui en font l’un des leurs.

L’originalité ne tient donc pas au synopsis, mais dans la recherche esthétique des plans. Ici, la caméra filme tout en lumière ce que les autres filment dans l’obscurité. Les décors ne se bornent pas aux enchaînements de rues et de dépotoirs ghéttoisés: on voit des arbres, un gosse en vélo, un coucher de soleil derrière l’étang… Le tout dans un cadrage qui n’est pas sans rappeler Terrence Malick.

Le jeune Karl Marx, de Raoul Peck

S’adressant aussi bien aux personnes n’ayant jamais lu Karl Marx, qu’a ceux connaissant son idéologie du bout des neurones, Le Jeune Karl Marx est un film historique réussi. Raoul Peck s’est attaqué avec brio à Marx qui, comme on le sait, est un sujet relativement compliqué. Outre l’idéologie communiste, propagée par les révolutionnaires Marx (interprété par August Diehl) et Engels (Stefan Konarske), le long-métrage nous fait découvrir ces derniers sous un angle différent.

Espèces menacées, de Gilles Bourdos

Le film commence par une cérémonie: c’est l’amour qu’on fête. Joséphine (Alice Isaaz) et Tomasz (Vincent Rottiers) s’unissent pour la vie. Mais, rapidement, l’osmose se dilate, les secrets, sordides, remontent…

Le film évoque avec subtilité la fragilité humaine et met en lumière -en avait elle seulement besoin-, Alice Isaaz, figure incontournable, plus vraiment « nouvelle », du cinéma français.

L’intelligence des arbres, de Julia Dordel, Guido Tölke

Et si les arbres n’étaient pas aussi passifs qu’on a l’habitude de le croire? Peter Wohlleben, un forestier allemand en est sûr: il y a, dans les bois, une forme certaine d’intelligence. Les arbres communiquent les uns avec les autres, s’occupent de leurs progénitures avec amour.

Ce documentaire est un must-see pour les curieux et les amoureux de la nature.

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