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[Critique] « Maggie » : Arnold Schwarzenegger dans un improbable mélodrame zombie d’Henry Hobson

[Critique] « Maggie » : Arnold Schwarzenegger dans un improbable mélodrame zombie d’Henry Hobson

31 mai 2015 | PAR Gilles Herail

Maggie est un film assez improbable, détournant le zombie-movie pour en tirer un mélodrame familial indépendant, malheureusement trop convenu. Quelques pistes intéressantes et la surprise de voir Schwarzie dans un rôle différent, tout en retenue. Guère plus.

[rating=2]

Synopsis officiel: Alors qu’une terrible pandémie se propage à travers les États-Unis, le gouvernement impose de placer les malades infectés par le virus en quarantaine, où ils se transformeront en zombies, totalement retranchés du monde. Lorsque Maggie, 16 ans, apprend qu’elle a été contaminée, elle s’enfuit. Mais son père, Wade Vogel, est déterminé à la retrouver et à la protéger coûte que coûte, même s’il lui faut affronter les forces de police…

Les zombies sont toujours à la mode et l’industrie recycle le phénomène sans se lasser, dans des projets très différents. La série télé chiadée (The Walking Dead), le gros blockbuster (World War Z) ou même la comédie romantique adolescente (Le très attachant Warm Bodies). Maggie utilise cette fois ci les zombies comme prétexte d’un mélodrame familial. Avec un budget réduit et une ambition intimiste, le réalisateur Henry Hobson réduit à portion congrue les éléments fantastiques et évite tout effet spectaculaire. Une voix à la radio qui donne des informations sur le virus. Quelques plans extérieurs, un filtre grisâtre et des maquillages pour nous convaincre du phénomène. Et c’est à peu près tout. Maggie a un autre objectif : traiter de la relation père/fille et de la difficulté de se résoudre à l’inéluctable. Alors que l’épidémie est en train d’être stabilisée, Maggie contracte le virus et se retrouve donc condamnée à se transformer et à être internée. Le film se focalise sur les quelques jours où la jeune fille revient chez elle pour faire ses adieux à ses proches.

Schwarzenegger incarne ce bon père de famille, fermier, un peu taiseux mais aimant, qui va devoir dire au revoir à sa fille. Se résoudre à l’impossibilité de la sauver, la tuer de ses propres mains ou l’envoyer en quarantaine quand elle représentera un trop grand danger. Construit comme un pur mélodrame, Maggie cherche l’émotion (un peu à tout prix) et la trouve parfois, malgré un manque de finesse dans les dialogues et les effets. Schwarzie s’efface derrière son rôle et ne démérite pas, trouvant le bon équilibre entre solidité et de fragilité. On aurait aimé que le film aille plus loin en explorant un filon plus trouble. Que la peur s’installe et que le père s’inquiète un peu plus de savoir si sa fille va essayer de le croquer. Plusieurs scènes essaient d’installer un peu de tension et de suspens. Mais le discours plus consensuel sur l’amour d’un père pour sa fille reprend vite le dessus.

Plutôt bien tenu, Maggie reste une curiosité, en offrant un rôle différent à une légende vivante du cinéma populaire (qui a du mal à rebondir ces derniers temps). Mais le film ne dispose pas d’assez de qualités intrinsèques pour utiliser au mieux son idée de départ, plutôt intelligente au demeurant.

Maggie, un film d’action américain de Henry Hobson avec Arnold Schwarzenegger, durée 1h35, sortie le 27 mai 2015

Gilles Hérail

Bande-annonce et visuels officiels.

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Gilles Herail

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