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[Critique] « Fast and Furious 7 » Vin Diesel retrouve Paul Walker une dernière fois dans une série toujours aussi attachante

[Critique] « Fast and Furious 7 » Vin Diesel retrouve Paul Walker une dernière fois dans une série toujours aussi attachante

04 avril 2015 | PAR Gilles Herail

Fast & Furious 7 (Furious 7 pour les intimes) est un film plaisir qui fait honneur à la franchise d’action la plus fun du moment. Ce dernier épisode un peu long mais toujours aussi sympathique se permet en plus un hommage aussi désarmant que sincère à son héros Paul Walker décédé pendant le tournage. Vous en sortirez avec une petite larme.

[rating=4]

Synopsis officiel (on ne peut faire plus court…) Dominic Toretto et sa « famille » doivent faire face à Deckard Shaw, bien décidé à se venger de la mort de son frère.

On vous avait parlé ici de Fast and Furious 6 et de l’histoire pas banale de cette franchise passée de la niche tuning au grand blockbuster d’action populaire. FF7 revendique son nouveau statut et reste dans la veine du précédent épisode, en lui étant un chouilla inférieur. L’intrigue éclatée se perd en sous-histoires et aurait pu se focaliser sur l’excellent méchant incarné par Jason Statham au lieu d’en inventer un deuxième sans grand intérêt. Le film est incroyablement long (2H20 tout de même!) et aurait gagné à conserver un montage plus resserré. Mais ces quelques réserves n’entachent que peu un divertissement toujours aussi fun et attachant. Qui reprend la veine bromance de la déclinante série des Expendables tout en assurant un spectacle de bien meilleure qualité. Les combats rapprochés n’inventent rien mais la série Fast and Furious est inégalée sur le terrain du grand n’importe quoi impliquant des objets motorisés. Les voitures sautent en parachutes, volent à travers des gratte-ciels. Les hommes courent sur des bus en train de tomber dans le vide. Chaque scène d’action réserve son petit moment culte et on a du mal à se lasser de ces extravagances bon enfant qui allient comme personne le frisson de l’action à la petite vanne qui passe bien.

Les acteurs surjouent tous avec plaisir et Vin Diesel gagne encore la palme de l’interprétation premier degré de dialogues théoriquement imprononçables. The Rock est peu présent mais mériterait un Oscar pour chaque réplique et une sensationnelle explosion de plâtre. Mais ne vous méprenez pas. Les blagues lourdingues, le machisme primaire, les muscles, les ralentis sur les bikinis, les petites culottes, les décors clinquants et la mauvaise musique ne sont qu’une façade. Car la fine équipe se considère comme une famille dont Dom (Vin Diesel) serait le parrain patriarche et protecteur. Dom tient à ses ouailles et à la loyauté (et aime le répéter très régulièrement). Le film, à son image, fait preuve d’un romantisme et d’une naïveté quasi Disneyenne et les désarmantes sous-intrigues sentimentales comptent presque autant que le reste. C’est justement ce que l’on aime dans une série gentiment bête mais incroyablement sincère. La mort de Paul Walker donne au film un sous-texte qui renforce encore plus ce sentimentalisme attachant. La dernière scène retrace les aventures sur grand écran et au volant du duo Vin Diesel/Paul Walker comme un dernier hommage. Et on met au défi les fans de rester insensible.

Gilles Hérail

Fast & Furious 7, un film d’action américain de James Wan avec Vin Diesel et Paul Walker, durée 2h20, sortie le 2 avril 2015

Bande-annonce et visuels officiels.

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One thought on “[Critique] « Fast and Furious 7 » Vin Diesel retrouve Paul Walker une dernière fois dans une série toujours aussi attachante”

Commentaire(s)

  • alexandre leclerq

    victime

    avril 23, 2015 at 8 h 50 min

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