Arts
Pour ses 30 ans le Printemps de Septembre célèbre à nouveau l’art dans toutes ses expressions

Pour ses 30 ans le Printemps de Septembre célèbre à nouveau l’art dans toutes ses expressions

29 septembre 2021 | PAR quentin didier

Toulouse accueille du 17 septembre au 17 octobre cette importante manifestation culturelle devenue depuis une véritable institution. Les lieux culturels de l’entièreté de la ville rose sont réquisitionnés pour un programme riche et varié.

L’aventure du Printemps de Septembre démarre en 1991 à Cahors avant d’investir Toulouse et son architecture singulière et complexe. L’art se déploie dans toute la ville à travers des parcours présentant le travail d’une cinquantaine d’artistes dans une vingtaine de lieux. Une trentième édition anniversaire intitulée « Sur les cendres de l’hacendia », interrogeant notre capacité à reconstruire un monde quasiment en ruines. Alors on s’interroge, l’art serait-il notre salut ?

Une multiplicité de formes d’art

La transversalité des disciplines est partie intégrante du Printemps de Septembre. La création contemporaine doit bien évidemment s’affranchir de toutes limites, de toutes cases. Ainsi le dessin, la sculpture, la peinture, les installations se côtoient aisément dans un festival qui fait rayonner cette diversité artistique. Arpenter la vingtaine de lieux réquisitionnés pour l’occasion, c’est découvrir une multitude d’artistes de tous horizons, de multiples temps et de différentes disciplines.

Une sélection trier sur le volet

Le Printemps de Septembre propose pour cette trentième édition anniversaire, des expositions aux accents exceptionnels. Le FRAC d’Occitanie accueille l’œuvre colossale et protéiforme de Siah Amarjani, artiste iranien exilé aux Etats-Unis aux débuts des années 60. Il commence par réaliser de gigantesques premières toiles où sont inscrites des lettres manuscrites en farsi. A la fin des années 60, il se dirige vers la sculpture et l’architecture, interrogeant ce qui l’entoure avec de singulières esquisses et maquettes en trois dimensions.

Le Festival s’établit également dans la vie et l’histoire de la ville de Toulouse et de la région Occitanie. Ainsi le Printemps de Septembre propose une exposition autour d’Adrien Dax, artiste surréaliste émergeant après le conflit de 39-45. Adrien Dax fait partie de cette nouvelle génération de surréalistes d’après-guerre, gravitant autour du groupe mené par André Breton. Il donne naissance à des toiles fantasques et libertaires, où les coups de pinceau sont aussi brillants que revendicatifs.

Une place faite à la création contemporaine et aux artistes émergents

Bien entendu le Printemps de Septembre s’érige également en étendard de la création contemporaine, faisant la part belle à de nouveaux travaux, et à des artistes émergents. Mis à disposition par les hôpitaux de Toulouse, un ancien réfectoire de l’Hôpital La Grave accueille un pareil exemple. Les artistes Éric Baudart, Chloé Delarue et Gyan Panchal se retrouve pour une exposition de sculpture collective. Un triple dialogue instinctif qui se fait rencontrer trois artistes qui ne se connaissent pas, mais liés par un travail artistique réalisé sur des matériaux récupérés. Cette démarche de création ancrée dans son époque et ses problématiques environnementales, fait totalement sens à cette édition « Sur les cendres de l’hacendia » et donne lieu à une esthétique industrielle fascinante.

L’exposition collective Un autre monde // Dans notre monde questionne notre rapport au réel, inspirée par le mouvement du réalisme fantastique. On plonge alors dans un univers proche de la science-fiction où notre regard et notre conscience sont mis à l’épreuve. Les sculptures, peintures, photographies, et installations d’innombrables artistes définissent la richesse de cette exposition. Les matières, techniques et expressions se conjuguent parfaitement dans une exposition très bien pensée.  Notre œil est attiré et subjugué dans tous les recoins du centre d’art toulousain « Lieu-commun ». Un autre monde // Dans notre monde témoigne à nouveau de l’aspect protéiforme et de la transversalité proposé par les nombreux parcours de ce festival.

Pour notre plus grand plaisir, l’art s’affiche partout à Toulouse. Le Printemps de Septembre permet à des expositions d’investir les nombreux lieux d’art de la ville, mais aussi à des endroits plus insolites. Le Couvent des Jacobins est par exemple réquisitionné pour des installations au sein de ses superbes murs. Une trentième édition anniversaire Sur les cendres de l’hacendia à retrouver jusqu’au 17 octobre.

Visuels : ©Quentin DIDIER

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