Arts

Les 12 expositions incontournables de la Rentrée

Les 12 expositions incontournables de la Rentrée

18 août 2012 | PAR Ariane Kupferman Sutthavong

Il est temps de secouer les derniers grains de sable accrochés dans vos cheveux, de boucler les valises… Ainsi que les agendas (culturels, bien entendu) ! Les musées parisiens reprennent du service, mais  vous ne savez plus où donner de la tête. Pas de panique, voici notre guide de survie à la rentrée des musées (et aux dîners mondains) : les dix expositions à ne pas manquer pour rester dans le coup.

La cité des doges est à l’honneur, manque de chance pour vous si vous êtes allés à Venise cet été. La saison débute le 14 septembre au Musée Jacquemart-André avec une confrontation entre les œuvres de deux maîtres : Guardi et Canaletto. La rencontre de leurs tableaux permet de rapprocher et d’opposer la minutie scrupuleuse, scientifique de Canaletto à l’émotion recherchée par Guardi ; la filiation est forte, mais les différences sont réelles. On retrouve également Canaletto, jeune prodige de l’école védutiste au Musée Maillol, à partir du 19 septembre. Une exposition qui témoigne de la manière dont l’artiste a révolutionné le genre, insufflant une vitalité aux paysages urbains par son traitement de la lumière.

Au rayon des grands maîtres italiens, le Louvre nous a réservé un morceau de choix. En partenariat avec le musée du Prado, il propose de (re)découvrir les œuvres des dernières années romaines de Raphaël, qui mourut à 37 ans. « Raphaël, les dernières années » commence le 11 octobre au hall Napoléon.

Les modeuses arty seront ravies de la surprise que leur réserve le Musée d’Orsay : une exposition consacrée au rapport entre  l’Impressionnisme et la mode. Premier genre à représenter l’homme dans son quotidien et sa modernité, ses peintures rendent forcément compte des allures et des attitudes de son temps. Degas et ses contemporains questionneront à nouveau l’esthétique et le goût de leur époque dès le 25 septembre.

Le Grand Palais interroge à son tour un mythe moderne : celui de « La Bohème« . A partir du XIXème siècle, le génie artistique est forcément maudit, solitaire, amateur de femme, d’alcools, de drogues et épris d’une liberté incomprise par ses pairs. Mais cette Bohème renvoie également à la question bien plus complexe et sensible du rapport qu’entretiennent les peuples européens et la nation rom. Fasciné par ces figures de l’errance et de la marginalité certes, le bohème ressemble-t-il pourtant au bohémien? Réponse en peinture, littérature, musique ou photographie le 26 septembre.

Edward Hopper, peintre réaliste américain sera, lui aussi, présent au Grand Palais cet automne. Une exposition en deux parties : le temps de la formation auquel succède celui de la maturité qui explore les différents courants dans lesquels l’artiste s’est laissé entraîner, les différentes bannières sous lesquelles il fut affiché, une ligne directrice courbe et originale qui lui a valu une place particulière au sein de l’art moderne. A visiter dès le 10 octobre.

Plus de quatre cents œuvres datant d’entre 1938 et 1947 seront présentées au Musée d’Art Moderne de Paris, une réflexion sur la façon dont les artistes ont modifié la forme et le contenu de leurs travaux durant les années d’occupation, mais également dans un contexte de pénurie. « L’art en guerre de Picasso à Dubuffet » répond, à partir 12 octobre, à la violence faite aux corps et aux esprits durant une période d’oppression.

Le Centre Georges Pompidou continue son engagement auprès des artistes contemporains, proposant dès le 26 septembre, une monographie dédiée au plasticien Bertrand Lavier. Figure incontournable de l’ère actuelle, il se voit consacrer une rétrospective autour de cinquante œuvres majeures, retraçant le parcours de l’artiste depuis 1969. Peintures industrielles, objets soclés ou peints, l’exposition éclaire l’aptitude de Bertrand Lavier à remettre en cause nos certitudes sur l’identité ou la représentation.

Au rayon photographie, Manuel Alvarez Bravo, décédé il y a dix ans, voit son œuvre de huit décennies présentée à la Galerie du Jeu de Paume. Le 16 octobre,  l’exposition portera un regard neuf sur les aspects les moins connus de son travail ; davantage que le témoin d’un pays exotique, la photographie de Manuel Alvarez est à la fois extrêmement poétique et actuelle. Accompagnent ces images, de courts films expérimentaux réalisés dans les années 1960 à partir d’archives familiales.

La photographie sera présente également à la BNF en cent chefs-d’œuvre : Man Ray, Brassai, Kertesz, Atget, Cartier-Bresson et Diane Arbus entre autres se croiseront  avenue de France à partir du 13 novembre.

Pour les fans de design et de beaux objets, le Musée des Arts décoratifs nous prépare une belle exposition Van Cleef & Arpels à travers 400 bijoux. A partir du 20 septembre.

Au Musée du quai Branly, il faudra attendre le 13 novembre pour découvrir la grande exposition sur les arts du Nigéria. Réunissant plus de 150 objets, « Nigéria, la vallée de la Bénoué » promet d’être fleuve.

La rentrée des classes (enfin, des expos) 2012 s’annonce chargée certes, mais également plurielle et avant tout, bien sûr, culturelle. Si chacun rapporte de ses vacances un grain de sable, la nef du Grand Palais pourrait bien se transformer en plage…

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Photographie : Décès de Martine Franck
Ariane Kupferman Sutthavong

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