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L’art contemporain aussi sur les Champs-Elysées

L’art contemporain aussi sur les Champs-Elysées

19 octobre 2017 | PAR Guillaume Laguinier

L’événement Art-Elysées, sur la plus célèbre avenue parisienne, regroupe une centaine de galeries d’art design, contemporain, ou moderne jusqu’au 23 octobre 2017. L’occasion, en parallèle de la FIAC,  est belle pour découvrir quelques nouvelles figures, malgré un ensemble peu surprenant.

Même le plus inattentif des flâneurs parisiens ne peut rater les chapiteaux d’Art-Élysées,  en sortant de la station de métro Champs-Élysées Clemenceau. L’évènement profite de ces quelques jours placés sous le signe de l’art pour investir les Champs, du petit Palais à la Concorde, dans le cadre du Off de la Foire Internationale d’Art Contemporain.

De l’extérieur, d’abord, quatre chapiteaux sont dressés. Comme un appel, se dessinent sur leur façade des lettres capitales formant, blanc sur noir, l’indication « Art Elysées, Art&Design ». A l’intérieur, ensuite, ces chapiteaux regorgent de petites merveilles. Jusqu’au 23 octobre, ils permettent à une centaine de galeries d’exposer dans un espace à disposition. Comme une multitude de petits stands, en plus chic. Et pour tout les goûts !

A droite, la galerie Lelia Murdoch expose certaines œuvres de Misstic riches en philosophie sous un chapiteau où le street art règne en maître. Plus loin, d’autres grands noms du genre sont exposés, notamment chez Brugier-Rigail qui présente quelques sympathiques pièce de Nasty, JonOne et toute l’équipe des pionniers du graffiti. Autours, les peintures de signatures moins célèbres ont elles aussi trouvé leur place. A l’image de ce penchant street art, l’objectif d’Art-Elysée était de permettre à tous d’être exposés. La sélection est exigeante qualitativement (bien qu’attendue), mais ne mise pas exclusivement sur les grands ténors de l’art actuel.

Au street art succède alors l’art contemporain, l’art moderne, l’art design. On notera quand même que la production, malheureusement, laisse un goût amer d’uniformisation. Les jeux de couleurs qui semblent, de prime abord, intéressants chez l’un se retrouvent invariablement chez l’autre, les formes travaillées se ressemblent. Un marasme créatif qui n’empêche pas certains artistes de sortir du lot. Riba, par exemple,  qui travaille des matières cartonnées auxquelles il offre des reliefs nouveaux grâce à un mélange mystérieux, ou Sylvie Fajfrowska, présentée par Readyart.fr, et dont les personnages féminins, tout en droiture, en regard fixe et vide semblent pénétrer la conscience. Parmi les rois exposés, le représentant ultime de l’art abstrait Hans Hartung est à la galerie AB. Lucien Clergue dans une jolie série saisie des océans de corps; les poitrines, les hanches sont des vagues, la peau le remous.

Le concept ne se limite pas aux artistes français: nombreuses sont les galeries étrangères invitées. L’occasion de voir les tendances artistiques qui plaisent, par exemple, à Berlin ou à Séoul. L’occasion aussi, en guise d’exemple, d’admirer les oeuvres de l’Australienne Abie Loy Kemarre présentées par Stéphane Jacob et Arts d’Australie.

 Visuels : GL

Infos pratiques

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Guillaume Laguinier

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