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La YIA Art Fair célèbre le corps humain au Carreau du Temple

La YIA Art Fair célèbre le corps humain au Carreau du Temple

20 octobre 2017 | PAR Sarah Reiffers

La YIA Art Fair (Young International Art Fair), c’est 65 galeries d’art contemporain venues du monde entier et réunies pour l’occasion dans le très vieux Carreau du Temple. Au total, plus de 300 jeunes artistes sont exposés sur 2 000 m2. L’occasion de découvrir les nouveaux talents émergents de la scène internationale, même si l’ensemble manque d’originalité.

Du 19 au 22 octobre la YIA Art Fair, profitant de la tenue de la Fiac, vous propose de découvrir une soixantaine de galeries sous le toit de verre d’un lieu chargé d’histoire, l’ancien marché du Carreau du Temple. Si, malgré le nom de la foire, les galeries françaises prédominent, l’occasion est donnée de découvrir quelques talents émergents des autres continents, comme l’Afrique, représentée par la Galerie Afrcia Bomoko, ou l’Asie, représentée par la Gallery Sun.

Mais comme pour la Fiac In et la foire Art-Élysées, la YIA Art Fair se place cette année sous le signe de l’homogénéité et de l’uniformisation. Il semble presque que les galeries se soient données le mot: le thème de cette année sera «le corps humain». Celui-ci est partout, magnifié, torturé, métamorphosé, représenté sous tous les angles et dans toutes ses dimensions. L’art se fait donc presque miroir, comme si cette 11ème édition de la YIA Art Fair cherchait à dévoiler ses visiteurs à eux-mêmes.

Chez Ariel Neo de la Galerie Azerty, le corps humain est rendu à son état originel et naturel. Ces grandes peintures à l’huile circulaires, œuvres les plus massives de la foire, mélangent des teintes foncées rappelant les couleurs de la terre pour représenter des corps en harmonie avec la nature, comme pris dans une danse animale. Juste à côté, les grands miroirs de l’artiste français Joseph exploitent le corps du visiteur lui-même, le lui renvoie emprunt d’un nouveau sens: celui de sa mortalité (« Don’t forget that you are going to die ») ou de la matérialité dans laquelle il baigne (« In gold we trust ») par exemple. Parce que c’est cela aussi, l’art: il permet la redécouverte de soi par l’apprentissage ou la révélation de quelque chose qui était déjà là mais n’avait jamais été vraiment perçu.

Au final, là où la YIA surprend et ravi vraiment est dans la diversité des corps représentés. Ici le corps humain n’est pas obligatoirement ou majoritairement blanc, le corps «par défaut», le corps «idéal». La YIA Art Fair le célèbre au contraire dans sa diversité, aussi bien au niveau du physique que de ses pratiques. Aux visages multi-ethniques de la galerie néerlandaise Ron Lang Art se succèdent les corps enlacés de Tintin et du Capitaine Haddock et ceux, s’embrassant, d’Obélix et d’Astérix. Une réappropriation de la culture par une génération de jeunes artistes qui ont appris, au fil du temps, à imposer leur identité pour une représentation du corps dans son éventail d’identités – le corps humain tout simplement.

La YIA Art Fair se tient du 19 au 22 octobre au Carreau du Temple (métro Temple ou République). 15€/8€. Pour plus d’information, cliquez ici.

Visuels: SR
Visuel 1: Ron Lang Art – Julia Winter
Visuel 2: Galerie Azerty – Ariel Neo
Visuel 3: Galerie Gabel – Joseph
Visuel 4: Galerie des petits carreaux – Combo
Visuel 5: Africa Bomoko – Isaac Mondele
Visuel 6:  Galerie Virginie Barrou Planquart – BVAL

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Sarah Reiffers

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