Arts
Keith Haring, un artiste victime du sida

Keith Haring, un artiste victime du sida

28 novembre 2011 | PAR Sandrine et Igor Weislinger

Dans le cadre de notre dossier spécial Sida (voir lien ci-dessus), retour sur la vie d’un artiste majeur du street art, un des fondateurs du mouvement contemporain qui aurait pu poursuivre son œuvre artistique encore de nos jours s’il n’avait pas été victime de la trop tristement célèbre maladie qui l’a emporté en 1989 à seulement trente et un ans.

Comment devient -on Keith Haring ? Le principal moteur de cet artiste comme de beaucoup fut la passion de créer, de concevoir sa propre vision du monde pour la faire partager aux autres. Pour cela, le jeune Keith se lance dès l’âge de dix-huit ans : il essaie de faire de la peinture, des collages, des vidéos et se rend très vite compte que c’est le dessin qui lui permet de s’exprimer le mieux. Dès lors, il ne quittera plus son crayon jusqu’à sa mort. Face à son manque de moyens et son besoin débordant de s’exprimer et se faire connaître, c’est vers l’art de la rue qu’il se tourne et ce dernier le reconnaîtra très vite comme l’un des siens, il en est encore aujourd’hui un des leaders incontestés comme Basquiat, qu’il connaissait d’ailleurs.

Pour faire découvrir le génie de cet artiste aux petits comme aux grands, il vous reste encore un mois pour aller voir l’excellente exposition qui se déroule actuellement au musée en herbe, le petit musée conçu tout exprès pour le bonheur des enfants. Tout le rez-de-chaussée est redécoré sous la patte de Keith Haring : il y en a à toutes les hauteurs du sol au plafond, c’est une visite-jeu où nous endossons la vision de l’artiste en mettant une paire de lunettes amusante qui rappelle les siennes. Tous les stades du concept artistique de l’artiste s’offrent à nous, Keith Haring est un des premiers à avoir fait du street art de la manière dont un illustrateur pour enfants fait ses dessins : c’est-à-dire des motifs simples, aisés à retenir et très colorés qui attirent l’œil. Ce n’est pas pour autant que ce n’est pas diversifié, bien au contraire, il y a des autoportraits en polaroïd,  ses toiles en galerie,  ses œuvres sur les murs des villes et son travail pour les enfants telle que la customisation d’une voiture de course pour les petits aux vingt-quatre heures du Mans,  le décor de leurs chambres et des objets travaillés à plat mais dotés d’une forme par déformation dont son fameux chien.

Toutes les images qui sont devenues  sa marque de fabrique sont présentes ici : l’ange, le chien, le personnage à trois yeux…Des vidéos retracent également ses aventures, un jeu de l’oie résume ses rencontres et les évènements qui ont marqué sa vie. Il va jusqu’à détourner un billet en posant sa marque dessus. Beaucoup de surprises pour les enfants du puzzle au jeu de piste, qui permet à ces derniers de découvrir un artiste plein d’inventivité, de couleurs, de traits simples et larges, de la  générosité à revendre et une inspiration telle que ses motifs n’ont pas fini d’être repris, imités et copiés à l’infini. Un artiste qui a su passer la main aux jeunes générations et mourir ainsi en pleine gloire, au sommet de son talent. La façade de l’hôpital Necker, l’hôpital pour les enfants, qu’il a dessiné va subir une restauration nécessaire grâce à la vente de boîtes aux lettres peintes par des artistes du street art et exposées au Musée de la Poste (voir notre lien ci-dessus). L’art de la rue, c’est aussi l’art de l’entraide.

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