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Giacometti : Une vision du nu féminin qui le représente bien

Giacometti : Une vision du nu féminin qui le représente bien

31 juillet 2019 | PAR Caroline Condroyer

Installé depuis un an dans un ancien hôtel particulier datant des années 1920, l’Institut Giacometti propose une nouvelle exposition autour du Nu féminin : Histoire de Corps. Un thème qui caractérise les oeuvres de l’artiste. 

 

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Amateur d’art ou non, l’Institut Giacometti est un lieu incontournable lors d’une balade dans les rues du 14ème arrondissement de Paris. Ancien habitant du quartier de Montparnasse, il semblait évident de s’installer dans cet ancien hôtel particulier des années 1920. Suite à un coup de cœur, les lieux appartenant auparavant à un architecte d’intérieur, ont été entièrement restaurés pour donner du cachet aux oeuvres de Giacometti. 

Lorsque l’on pénètre dans l’entrée du bâtiment aux murs blancs, les visiteurs tombent directement sur une pièce permanente, entourée de verre. C’est alors que l’on se retrouve transporté au cœur de l’atelier du sculpteur, peintre et dessinateur Alberto Giacometti. Refaite aux dimensions identiques, les murs ont été découpés de l’atelier de l’artiste puis installé ici à la fondation. Le mobilier, la chaise, les oeuvres appartenaient eux aussi au sculpteur. Une reconstitution  indispensable pour comprendre qui était l’artiste et pouvoir découvrir l’exposition du moment, ici : Histoire de Corps

Giacometti est un artiste que l’on ne peut ranger dans une case, dans un courant. Mais ce que le public connait de lui ce sont ses représentations de corps féminins, nus et de plus en plus fin. Un travail qui peu s’observer dans ses dessins car oui, il est aussi dessinateur. Au départ les traits sont très académiques et précis puis au fur et à mesure,  ils deviennent plus simples avec moins de détails. Ses sculptures, représentant sa femme Annette, sont elles aussi de plus en plus floues mais également de plus en plus fines, jusqu’à devenir aussi épaisses qu’un fil de fer. Ses oeuvres Nus debout, des silhouettes très fines et élancées, mesurent entre 2 et 3 mètres de hauts. Exposées dans une petite pièce, elles attirent l’attention et impressionnent avec leur grandeur et leur finesse. Un véritable voyage autour du nu et la féminité vu par cet artiste à qui ce style colle à la peau. 

Il n’y a cependant pas que le modèle du nu qui caractérise Giacometti. En effet, dans nombreuses de ses oeuvres un cadre est représenté. Essentiellement sur ses tableaux, à l’esprit sombres et dépressifs, on peut observer deux cadres tous deux ayant servis à travailler deux choses différentes. Le plus souvent le premier entourait un portrait et le second un corps…de femme nue. Il était important pour lui de structurer les choses. En les regardant on n’imagine pas que Giacometti était jovial et très social. Une sculpture exposée à l’entrée, représente une femme dans une cage. Les deux obsessions de l’artiste réunies ! 

L’Institut  a réussi a créer une vraie proximité avec les oeuvres et l’artiste. Le fait de pouvoir s’approcher au plus près des sculptures, instaure une sorte d’échange avec le public. Une exposition à consommer sans modération. 

 

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Visuel : ©Fondation Giacometti, Caroline Condroyer. 

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Caroline Condroyer

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