Expos
David Lachapelle et Kehinde Wiley au Musée d’Orsay

David Lachapelle et Kehinde Wiley au Musée d’Orsay

06 octobre 2013 | PAR Marie Pichereau

Pour ceux qui seraient passés à côté de cette grande nouvelle… Nous relayons l’information : Lachapelle et Wiley participent à la grande exposition du « Masculin/Masculin » au Musée d’Orsay jusqu’en janvier prochain.

WOULD_BE_MARTYR_AND_72_VIRGINS(1)_239600.jpgCette exposition revient sur la place et l’importance du nu dans l’art de 1800 à nos jours. Ce grand rassemblement tout à fait exceptionnel, (le premier de son ampleur consacré au nu masculin), se donne pour ambition d’approfondir dans une logique à la fois interprétative, ludique, sociologique et philosophique toutes les dimensions et significations de la nudité masculine dans l’art. Le Musée d’Orsay a pour ce faire, élargi l’horizon traditionnel de ses collections pour embrasser plus de deux siècles de création, dans toutes les techniques, peinture, sculpture, art graphique et bien sûr photographie. Les œuvres de David LaChapelle et celles de Kehinde Wiley entrent ainsi en résonance avec celles de créateurs historiques tels que Auguste Rodin, Edvard Munch, Egon Schiele mais aussi d’artistes contemporains tels que Francis Bacon ou Louise Bourgeois. Source Galerie Daniel Templon.

David Lachapelle et son érotisme photographique

david-lachapelle-3Lachapelle est un réalisateur et photographe américain très reconnu dans le milieu de la mode, de la publicité et dans la photographie dite d’art. On retrouve dans son univers une influence non négligeable du photographe James Bidgood. Celui-ci a axé son travail autour du nu masculin dans une atmosphère homoérotique très particulière. On distingue nettement dans les travaux de Lachapelle, cette influence d’érotisme agrémentée par une empreinte de surréalisme et d’humour (la patte de l’artiste.). Certaines de ces publications ont été rendues célèbres car elles illustraient des personnages de notoriété publique. Entre autre, il a capturé l’image de Marilyn Manson, Pamela Anderson ou encore celle de sa muse ultime la transsexuelle : Amanda Lepore. On caractérise ses photographies à la grande vivacité des tonalités qu’il utilise et qu’il obtient grâce à un tirage de négatifs couleurs. Cet univers surréaliste qui le caractérise n’est pas l’oeuvre de trucages informatiques. Il construit lui-même tous ses supports et matériaux, ce qui confère un caractère extraordinaire à ses oeuvres.

Kehinde Wiley une culture de la rue transfigurée

Kehinde-Wiley-2-540x345Wiley est un peintre américain né dans les années 80 à Los Angeles. Son travail audacieux repose sur un choc artistique qui voit se heurter la culture de la rue et l’histoire de l’Art. La particularité de son oeuvre est qu’il s’inspire directement de la pose des personnages des toiles de maître dont il s’inspire. Il conserve ces poses racées et les réinterprète en remplaçant le sujet par des hommes issus des rues d’Harlem. La culture de la rue y est transfigurée.

Visuels @ capture d’écran.

Zita la fille de l’espace de Ben Hatke
[Live report] Sexy Sushi : ravager un Olympia pour occuper sa soirée
Marie Pichereau

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *