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Aubusson annonce la fin du projet Tolkien pour 2021

Aubusson annonce la fin du projet Tolkien pour 2021

16 juillet 2019 | PAR ines arrom

Alors qu’un hommage à la vie du célèbre auteur J.R.R Tolkien est actuellement sur nos écrans de cinéma, Aubusson décide aussi de faire honneur à son oeuvre à leur manière. Aubusson, capitale de la tapisserie, tisse l’imaginaire de Tolkien pour une exposition exclusive en collaboration avec sa famille. 

Son fils Christopher a passé sa vie à mettre en valeur le travail de son père. C’est en 2010 que le conservateur de la Cité international de la tapisserie rédige le projet scientifique et culturel du musée. Une question se pose alors : à quoi ressemblerait une tenture du XXe siècle fondée comme au XVIe siècle ? C’est ainsi qu’est venue l’idée de Tolkien, puisqu’il faisait ses propres illustrations. Suite à une interview du fils Tolkien dans Le Monde, l’équipe de la Cité trouve enfin l’idée : mettre en valeur la mémoire et l’oeuvre graphique de l’auteur. 

En début 2014, le directeur Emmanuel Gérard et le conservateur Bruno Ythier, qui nous a présenté les premières tapisseries de l’exposition, sont allés à la rencontre de Christopher et de sa femme en France. Ils ont été séduit par le support sur lequel on rendrait hommage à leur père et beau-père. Ensemble ils ont convenu la représentation de 14 dessins et aquarelles de J.R.R Tolkien en tapis et tapisseries. Parmi les oeuvres on retrouve des illustrations des histoires de Tolkien : Le Silmarillion, Le Hobbit, Le Seigneur des Anneaux ainsi que des Lettres du Père noël qu’il dessinait pour ses enfants. La première tombée de métier était le 6 avril 2018, depuis, la cité travail sans relâche pour reproduire les dessins de l’auteur pour une présentation de l’ensemble des tentures au printemps 2021.

 

Les tapis et tapisseries sont faits de lin de soie ou de laine. Les tisseurs reproduisent alors l’oeuvre de Tolkien en suivant son dessin agrandit et à l’envers en choisissant où faire des nuances de couleurs lorsque nécessaire. Pour ce faire ils travaillent en étroite collaboration avec les teinturiers qui s’occupent de teindre les fils de soie de lin ou de laine. Un travail nécessitant des doigts de fées et une patience d’ange, puisque l’on voit « ce que ça donne » seulement à la tombée de métier. S’il y a une faute ou un raté, il faut recommencer.  Les tentures Tolkien mesurent minimum 16m², un travail qui peut durer quatre mois  à raison de 65h par semaine à 2 ou 3 tisseurs. 

Le projet est de rendre hommage à l’artiste mais est aussi de renouer avec la tradition des grandes tentures narratives et immersive en faisant un grand bon dans le passé. Pour cette exposition, la Cité décide d’utiliser exclusivement des couleurs pures comme sur les flûtes des années 30.  Mais selon Bruno Ythier le plus gros du travail reste « de conserver les traits originaux de l’aquarelle ou du dessin lorsqu’on l’agrandit. On se pose toujours la question de ce qu’on enlève et de ce qu’on rajoute. »  

 

Le conservateur avoue même avoir reçu la femme de Christopher Tolkien plusieurs fois à la Cité, elle serait déjà très contente des cinq pièces déjà achevées. 

Visuels : © Inès Arrom

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