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Au Musée Maillol, l’art de vivre pompéien défie le temps

Au Musée Maillol, l’art de vivre pompéien défie le temps

09 octobre 2011 | PAR Christophe Candoni

Le Musée Maillol s’est transformé en domus pompéienne fort accueillante pour les nombreux visiteurs qui répondent depuis le 21 septembre à l’invitation d’un parcours itinérant dans les pièces d’une belle et spacieuse demeure luxueusement décorée telle qu’elle aurait pu exister parmi les quelques 2 000 échoppes et habitations qui constituaient la cité du sud de l’Italie.

Ensevelie sous la lave et la cendre suite à la catastrophe humaine qu’a été l’éruption vésuvienne en 79, la ville de Pompéi a été fondée au VIIIe siècle avant Jésus-Christ par les étrusques et est devenue en quelques siècles un carrefour du pourtour de la Méditerranée. On y découvre une civilisation d’un haut niveau culturel et même si les esclaves forment une très grande partie de la population à l’époque, celle-ci développe un savoir faire artisanal hors pair, qui allie le pragmatisme moderne (l’époque augustéenne connaît l’eau courante!) et l’élégance grâce au raffinement de la décoration.

La collection qui nous est donné à admirer comprend autant de meubles, d’objets, d’instruments domestiques qui nous sont parvenus magiquement grâce au concours de chercheurs et archéologues depuis le XVIIIe siècle jusqu’à aujourd’hui.

Au rez-de-chaussée : l’atrium, aux murs rouge vif et grège, est composé de statues honorifiques, d’un coffre en bronze, d’une table de marbre égéen blanc. La cuisine si essentielle dans la mesure où le repas du soir (la cena) est le plus long et le plus important de la journée. Il débute entre 15 et 16h pour durer jusqu’au soir. Une peinture murale célèbre la bonne chair tandis qu’en vitrine sont exposés des amphores, plats, marmites et louches…

La maison, son propriétaire et ses convives sont placés sous la protection d’un Dionysos trônant, entre autres éphèbes et amazones ; les présences de Bacchus, Mercure ou Vénus sont la preuve de l’importance des rites et du culte divin, celle d’Eros et d’autres statues évocatrices ne leur ôte pas leur réputation de bon jouisseur. La mythologie est également très présente comme motif dans les œuvres présentées (peintures et fresques).

Au premier étage, le jardin avec ses puits et fontaines et les pièces annexes… comme celle de la toilette car les pompéiens prennent soin de leur corps. Une coiffeuse, des bijoux, des fioles de parfum entourent étonnamment une baignoire et un réchaud en bronze qui datent du Ier siècle avant Jésus-Christ. La visite est un ravissement.

 

 

 

 

 

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Christophe Candoni
Christophe est né le 10 mai 1986. Lors de ses études de lettres modernes pendant cinq ans à l’Université d’Amiens, il a validé deux mémoires sur le théâtre de Bernard-Marie Koltès et de Paul Claudel. Actuellement, Christophe Candoni s'apprête à présenter un nouveau master dans les études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle (Paris III). Spectateur enthousiaste, curieux et critique, il s’intéresse particulièrement à la mise en scène contemporaine européenne (Warlikowski, Ostermeier…), au théâtre classique et contemporain, au jeu de l’acteur. Il a fait de la musique (pratique le violon) et du théâtre amateur. Ses goûts le portent vers la littérature, l’opéra, et l’Italie.

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