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Tour de web : refugiés welcome

Tour de web : refugiés welcome

13 septembre 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Depuis 2011, la guerre civile syrienne se déroule. Plus de 111 624 civils ont déjà perdu la vie. Il aura fallu une image pour qu’un slogan soit hurlé : »Refugees welcome », tour de web d’une accélération.

Que quittent les réfugiés ?
Le 28 août, Temps Réel publie un communiqué de l’AFP qui montre que la donne a changé. La dépêche cite Adam Coogle, chercheur au Moyen-Orient pour l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch : « De nombreux réfugiés expliquent que l’absence d’aide humanitaire ainsi que l’incapacité de travailler légalement dans les pays voisins les obligent à choisir entre un retour en zone de conflit en Syrie ou un périple vers l’Europe ».

Le Temps, démonte l’idée d’un afflux massif : « Certes, un nombre très important de personnes sont arrivées en Europe pour y demander l’asile en 2014 (environ 660000) et en 2015 (plus de 400000 durant les six premiers mois), mais nous sommes trop aveuglés par notre européocentrisme pour mettre ces chiffres en perspective internationale. Soixante millions de personnes sont actuellement déplacées de force à l’échelle mondiale et plus de 80% d’entre elles se trouvent dans les pays en développement. L’Europe n’est donc touchée que très marginalement par ce phénomène.: »

Migrants, réfugiés, exilés. Les questions taxinomique
Comment nommer est toujours une question cruciale en temps de guerre. Concernant le cas français, on le sait, la façon dont on nomme la période allant de 1940 à 1944 est sans cesse en mouvement : « Régime de Vichy », « Occupation », « Collaboration », « La France de 1940 à 1944 ». Interrogé dans le Point, Benjamin Stora est très clair sur la question : » Les termes évoluent en rapport avec des contextes. Lors de l’établissement des cartes d’identité en 1927, on parle des « étrangers », puis dans les années 1945-60 il fallait faire venir des gens pour travailler, et on a alors utilisé le terme d' »immigrés ». Petit à petit est venu se substituer un terme à mi-chemin entre exilé, réfugié et immigré qui est « migrants », car la situation a évolué de façon tellement rapide ces deux dernières années qu’on a dû trouver un terme intermédiaire.
Le mot migrants est celui du déplacement de population, d’une errance. Mais on voit bien que, fondamentalement, ces gens sont des réfugiés, parce qu’ils quittent leur pays dans des situations où ils ne peuvent pas faire autrement. C’est une question de survie et là, oui, on a affaire à des réfugiés. »

Se rassembler

Depuis la diffusion de la photographie du cadavre d’Alyan, 3 ans, en position de sommeil sur le sable, l’Europe s’est très tardivement réveillée.
CNN fait le point sur les pays qui accueillent et qui n’accueillent pas . En quatre ans, 4 millions de personnes ont quitté leur pays.  »
Some 4.1 million Syrians are fleeing a homeland riven by more than four years of civil war. Some countries have taken in so many migrants it’s caused a population spike, while others have done little or nothing at all.

Here’s a country-by-country look at what is being done to address the worst refugee crisis since the Rwandan genocide more than 20 years ago, according to experts. »Le mouvement dépasse les frontière. Partout, les peuples font pressions sur leurs dirigeants :

Au Canada, La Presse raconte : »Dans les rues comme dans les partis de l’opposition, la pression exercée sur le premier ministre Stephen Harper a monté d’un cran, hier, quand des centaines de citoyens ont exigé un plan d’action clair du gouvernement afin qu’il en fasse davantage pour calmer la crise des migrants ».

Partout, les démarches solidaires se multiplient. Direct Matin rapporte la création en Allemagne d’un site pensé sur le modèle Airbnb : « Pourquoi les réfugiés n’auraient pas le droit de vivre en colocation ? » C’est en partant de ce constat que deux Allemands, Jonas Kakoschke, 31 ans, et Mareike Geiling, 28 ans, ont créé le site Refugees Welcome. Baptisé « Airbnb des réfugiés », il permet aux particuliers qui le souhaitent de proposer des lits, des chambres, voire plus, aux migrants qui débarquent dans le pays. »

Visuel : Page Facebook de l’événement #LaCitéDesHommes : Un café avec les réfugiés de la cité de le mode et du design #EuropeSaysWelcome #PasEnMonNom

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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