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[Deauville, jour 9] Rattrapages de la compétition, Crazy Amy et Palmarès

[Deauville, jour 9] Rattrapages de la compétition, Crazy Amy et Palmarès

13 septembre 2015 | PAR Yaël Hirsch

Ce dernier samedi de compétition, le temps était propice à la chaleur des salles obscures, à Deauville. Et, de fait, le week-end aidant et le bouche-à-oreille fonctionnant à plein, Tangerine, élu prix du jury le soir même, affichait complet plus d’une demie-heure avant l’ouverture du cinéma le Morny. Nous le rattraperons dimanche et vous livrons ici notre critique de 99 Homes, Grand Prix du Festival. Par ailleurs, nous avons pu rattraper deux autres films de la compétition dans la journée.

A 11h, au Morny, la salle était à moitié vide pour assister à la rediffusion de Krisha, de Troy Edward Shult. Le jeune et talentueux réalisateur texan y lave son linge sale en famille, mettant en scène un règlement de comptes de la famille élargie avec une mère alcoolique et violente, un soir de Thanksgiving. Focalisé sur l’intérieur de Krisha, le film allie majesté photographique avec ingéniosité des perspectives et du son. Mais il verse trop dans le mélo pour pouvoir vraiment nous émouvoir. Voir notre chronique du film à Cannes, ici.

A 14h, c’est absolument sans l’équipe du film que la comédie romantique de l’automne Crazy Amy a été diffusée. Avec en star la truculente et culte Amy Schumer, le film met en scène une journaliste new-yorkaise libre dans son corps et as du détachement. Un sujet imposé sur le sport est l’occasion de rencontrer le médecin qui soigne les plus grands basketteurs et tennismen, et de renoncer à un mode de vie « crazy » . Un retour à l’ordre moral et familial des choses qui ne se fait pas si facilement. Drôle, pointu dans ses dialogues du début et porté par la fascinante Amy Schumer, le nouvel opus de Jude Apatow commence de manière séduisante, avant de se vautrer un peu trop longtemps dans des longueurs fatales. Les 40 premières minutes sont des bijoux. Après, vous pouvez aller boire un verre… Notre critique, à venir ici.

A 16h30, donc malgré plus de 40 minutes de file, nous n’avons pu entrer au Morny pour voir Tangerine. Alors que le soleil venait de se lever, c’était l’occasion ou jamais d’aller boire un verre Place Morny

Alors que le CID restait outrageusement vide de film entre 16h et 20h, heure de la cérémonie de clôture, nous avons pu voir le nouvel opus de Zoe Cassavetes, Days out of days. Malgrée un BO supervisée par Scratch Massive et une connaissance certaine du petit monde hollywoodien, la fille de John Cassavetes et Gena Rowlands n’a pas su donner une structure percutante à son portrait d’actrice déchue. Là où Broken English (2007) avait su nous séduire dans l’intimité des questions posées, Days out of days peine à impliquer son spectateur dans l’humiliation continue d’une femme de 40 ans trompée et mise au rebut. La déception de la journée.

20h était l’heure du tapis rouge final, avec un hommage émouvant à Patricia Clarkson par Pascal Greggory, la remise du prix d’Ornano aux Cowboys et un palmarès assez proche de nos pronostics. Retrouvez tout le Palmarès ici et notre critique que 99 Homes, Grand prix 2015 là.

Demain, c’est encore une journée de cinéma à Deauville où nous espérons bien faire durer encore un peu l’enchantement des planches et des salles obscures.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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