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Prolongation de l’année blanche jusqu’à fin décembre pour les intermittents

Prolongation de l’année blanche jusqu’à fin décembre pour les intermittents

18 mai 2021 | PAR Léna Saint Jalmes

Les intermittents du spectacle devaient percevoir une indemnisation dû à la Covid-19 jusqu’au 31 août. La période sera prolongée jusqu’à la fin de l’année.

Mardi 11 mai, les ministères de la Culture et du Travail ont annoncé des mesures pour soutenir les intermittents. Privés de leurs cachets à cause de la crise sanitaire, ils bénéficieront d’une prolongation jusqu’à fin décembre de leur indemnisation chômage. Cette aide devait prendre fin le 31 août.

L’année blanche

Depuis le 1er mars 2020, l’année blanche permet aux intermittents ayant épuisé leurs droits à l’assurance-chômage de prolonger automatiquement le versement mensuel de leur indemnité. Ainsi, ils ne sont plus dans l’obligation d’avoir travaillé 507 heures sur les douze derniers mois.

Dès 2022, des mesures d’aides pour accompagner la reprise d’activité seront mises en place. « Ces mesures vont permettre à ceux qui, faute de périodes travaillées suffisantes, ne parviendraient pas à renouveler leurs droits aux allocations et, donc, à bénéficier de l’accès à une indemnité pendant toute l’année 2022 », expliquent les ministères dans un communiqué.

Des jeunes plus soutenus

Des mesures spécifiques seront destinées aux jeunes. Pour ceux qui démarrent leur carrière, une aide exceptionnelle leur sera ainsi accordée dès septembre. En 2022, les intermittents de moins de 30 ans devront avoir travaillés 338 heures pour bénéficier de l’assurance-chômage, contre les traditionnels 507 heures pour les plus de 30 ans. Enfin, des offres d’emploi spécifiques seront mises en ligne sur « 1 jeune 1 solution » et 3 000 contrats aidés seront réservés aux moins de 26 ans travaillant dans la culture.

Des intermittents déterminés à poursuivre la lutte

Les intermittents demandent une seconde année blanche. Ils exigent aussi le retrait de la réforme de l’assurance-chômage. Elle entre en vigueur le 1er juillet et menace de diminuer les allocations mensuelles. Mais la réforme de l’assurance chômage ne concerne pas les intermittents. 

A l’instar d’encore quelques théâtres, le célèbre théâtre de l’Odéon est toujours occupé. Les intermittents ne comptent pas quitter les lieux, alors qu’une pièce est programmée dès demain. « On ne voit pas pourquoi on devrait partir », déclare à l’AFP Sophie, une occupante du théâtre parisien. « Au-delà du 19 mai, on veut maintenir une vraie occupation. On ne va pas rester dans une petite salle. On veut poursuivre les assemblées générales », explique Karine Huet, secrétaire générale adjointe du SNAM-CGT.

 

260 spectateurs – maximum autorisé actuellement – sont attendus demain soir, pour La Ménagerie de verre. Mais direction et occupants se battent pour récupérer l’usage de la salle de spectacle. Techniciens et comédiens se préparent sur scène et dans la fosse tandis que loges et balcons restent aux occupants. D’un coté, les costumes et le maquillage des artistes, de l’autre les sacs de couchages des intermittents.

Pour certains s’en est trop. Les directeurs de La Criée de Marseille, L’Odéon à Paris, l’Opéra de Lyon et le Théâtre National de Nice, ont appelé à « lever les occupations », pour permettre la préparation des réouvertures. « Aujourd’hui, les occupants portent des revendications qui dépassent largement le cadre du spectacle vivant. Elles devraient s’exprimer ailleurs que dans les théâtres qui ont déjà été si touchés par la crise », fustige le directeur de l’Odéon, Stéphane Braunschweig.

Visuel : Attribution 2.0 Generic (CC BY 2.0)

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Léna Saint Jalmes

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